La deuxième édition de la Semaine de reconnaissance de l’élève envers l’enseignant (SRE) se tient du 4 au 10 mai 2026. Dans la région des Bankui, le lancement de cette semaine a été effectué, ce 5 mai 2026, par le gouverneur de la région, Pierre Bassinga, au lycée communal de Dédougou. La cérémonie a été placée sous le parrainage de Maximin Somé, proviseur et enseignant à la retraite.
« Mon enseignant(e), pilier de ma formation et de mes valeurs ». C’est sous ce thème qu’est célébrée cette deuxième édition. La SRE est un cadre institué par le gouvernement du Burkina Faso afin de permettre aux élèves, aux étudiants et aux anciens apprenants d’exprimer leur gratitude envers leurs formateurs.
Au lycée communal de Dédougou, c’est par les mots que les élèves ont décidé de rendre hommage à leurs maîtres. D’une même voix, ils ont adressé leurs remerciements au corps enseignant qui ne cesse d’œuvrer, en dépit de la situation difficile que traverse le pays, pour offrir une éducation de qualité. Les élèves ont reconnu que, parfois au péril de leur vie, ces hommes et ces femmes continuent de dispenser le savoir.
« Cette semaine dédiée au personnel du monde éducatif est une occasion pour nous de vous dire du fond du cœur, merci. Merci pour votre patience quand nous avons besoin d’explications supplémentaires. Merci pour votre exigence qui nous pousse à donner le meilleur de nous-mêmes. Merci pour votre bienveillance qui fait de notre école un lieu où il fait bon vivre, merci de contribuer à un Burkina meilleur », s’est adressé Latifa Weremi au nom de ses camarades.

Durant cette semaine, les enseignants ont émis le vœu de voir les élèves reconnaître à sa juste valeur le travail qu’ils abattent au quotidien. Il a également été demandé aux apprenants de faire preuve de sagesse et de favoriser un climat propice à la transmission du savoir.
« C’est un sentiment de joie de reconnaissance, du moment où les élèves reconnaissent tous les sacrifices que font les enseignants pour eux », s’est réjouie Djeneba H. Coulibaly, représentante des enseignants.
Le parrain de la cérémonie de lancement de la SRE, Maximin Somé, a abondé dans le même sens. Fort de ses 24 ans d’expérience en tant que proviseur dans les lycées de la région, il dit avoir pu apprécier le dévouement de ses pairs. Maximin Somé a rappelé avoir débuté sa carrière au lycée provincial de Réo comme professeur d’anglais en 1987.

Après cinq ans, il est nommé censeur du même lycée tout en continuant à dispenser ses cours d’anglais. Neuf ans plus tard, en 1996, il devient proviseur du lycée départemental de Pouni, poste qu’il occupe durant six ans. En 2002, il prend la direction du lycée provincial du Mouhoun pour une période de sept ans, avant de rejoindre le lycée provincial de Dédougou en 2009, où il exercera pendant onze ans.
« Eu égard à cette somme d’expérience, j’ai pu apprécier à sa juste valeur tous les sacrifices que l’enseignant consent pour le bonheur des élèves qui lui sont confiés. Oui, chers élèves, sachez que l’enseignant dort souvent peu la nuit, soit pour faire des recherches et préparer un cours ou un devoir, soit pour corriger vos copies. La journée, il est en classe avec vous pour la dispensation des cours. Chose qui n’est pas aisée non plus », a-t-il expliqué.
Le proviseur à la retraite a souligné que, dans certaines circonstances, l’enseignant va au-delà de son simple rôle de pédagogue pour endosser celui d’éducateur. Il inculque à ses élèves les valeurs de patriotisme, du travail bien fait, de l’intégrité, du civisme et de la tolérance.
« Chers élèves, l’enseignant n’attend de vous que votre reconnaissance pour sa contribution combien inestimable à votre formation, à votre devenir. Grâce à lui, vous arriverez à vous tailler une bonne place dans la société, à être indépendant financièrement par exemple, et à fonder un foyer », a-t-il ajouté.
La cérémonie a été placée sous la présidence du gouverneur de la région des Bankui, Pierre Bassinga, qui a indiqué que cette semaine a été instaurée pour revaloriser le métier d’enseignant. L’éducation reste pour lui l’épine dorsale d’une nation, car elle est le processus donnant naissance à une main d’œuvre qualifiée.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7
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