La 2ᵉ promotion du Cours d’État-Major de l’Institut de l’Enseignement Militaire Supérieur Tiéfo-Amoro (IEMS-TA) a effectué sa rentrée académique, ce 9 juin 2026, à Ouagadougou. Cette formation de haut niveau se déroulera sur une période de six mois.
Après la fin de formation de la 1re promotion le 27 février 2026, l’IEMS-TA a reçu ce jour la 2ᵉ promotion du Cours d’État-Major. La cérémonie de rentrée a été présidée par le Général de Brigade Moussa Diallo, Chef d’Etat Major Général des Armées.
Selon le Général Diallo, cette rentrée marque une étape importante dans le renforcement de l’outil de défense et dans l’édification d’une armée toujours plus professionnelle, compétente et adaptée aux défis sécuritaires du moment. Elle symbolise également la volonté constante du commandement d’investir dans la formation endogène des cadres officiers afin de préparer les chefs de demain.
« Dans le contexte sécuritaire actuel, les menaces sont complexes à la fois asymétriques, hybrides, évolutives et multidimensionnelles. Dès lors, le commandement exige davantage que le courage et l’expérience du terrain. Il requiert une solide capacité d’analyse, une vision stratégique, une aptitude à anticiper les crises et une parfaite maîtrise des mécanismes de coordination interarmées et interarmes », a-t-il déclaré.

Le Chef d’État-Major Général des Armées a ajouté que le cours d’État-Major constitue un creuset où se forgent les compétences indispensables à l’exercice du commandement moderne, incluant la maîtrise des nombreux facteurs qui influent sur le succès des opérations. Il a rappelé que la réussite de ce programme reposera sur l’engagement personnel des stagiaires. « Le Cours d’État-Major n’est pas seulement une formation académique. Il constitue une véritable école de rigueur intellectuelle, de discipline professionnelle et de leadership. »
S’adressant aux instructeurs, le Général de Brigade Moussa Diallo a souligné que le succès de la session dépendra de leur professionnalisme. « Les attentes placées en vous sont élevées. À cet effet, il vous appartient de conduire les enseignements conformément aux programmes arrêtés et de rechercher systématiquement l’atteinte des objectifs assignés à chaque module. » a-t-il dit.
Il a laissé entendre aux instructeurs que le succès dépendra aussi de leur professionnalisme et de leur engagement. « Les attentes placées en vous sont élevées. À cet effet, il vous appartient de conduire les enseignements conformément aux programmes arrêtés, de rechercher systématiquement l’atteinte des objectifs assignés à chaque module », les a-t-il invités.

Les responsables de l’Institut de l’Enseignement Militaire Supérieur Tiéfo-Amoro (IEMS-TA) ont, pour cette deuxième session, enrichi le programme de formation en augmentant le volume horaire global à 1 126 heures, en vue d’améliorer la qualité de la formation.
Ces réajustements prévoient d’abord l’augmentation de 35 heures du module technique d’expression orale et écrite. Cet ajout vise à permettre davantage d’exercices pratiques de rédaction. Ensuite, on note le renforcement des enseignements en renseignement et logistique avec 35 heures supplémentaires. De plus, le volume horaire consacré à la tactique connaît un accroissement. Ce sont 35 heures supplémentaires qui sont dédiées à l’apprentissage approfondi de la méthode d’élaboration de décision opérationnelle et tactique. Enfin, le programme intègre un renforcement en sécurité et défense. Ces 35 heures de cours spécifiques permettront l’obtention d’une certification particulière.
« Ces innovations traduisent notre volonté de rapprocher davantage la formation des réalités opérationnelles vécues sur les théâtres d’engagement », a informé le commandant de l’Institut de l’Enseignement Militaire Supérieur Tiéfo-Amoro (IEMS-TA), le Lieutenant-colonel Clément Daïla.

Il a ajouté que cette session va associer l’enseignement présentiel et l’enseignement à distance. « L’enseignement présentiel représentera 62% du volume total de la formation. Il comprendra notamment des phases théoriques courtes suivies immédiatement d’applications pratiques, des travaux dirigés, des exercices tactiques, des évaluations intermédiaires, et l’examen final… », a-t-il expliqué.
L’enseignement à distance, qui permettra aux stagiaires de développer leur autonomie, leur discipline personnelle et leur maîtrise des outils numériques, représente 38%. « Il sera conduit principalement à travers la plateforme numérique Moodle. Cette modalité concernera les phases théoriques longues pour certains modules, les tests de niveau organisés après chaque session de formation, certaines conférences et activités compatibles avec l’enseignement en ligne », a précisé le Lieutenant-Colonel Clément Daila.

Le commandant de l’IEMS-TA a laissé entendre que dans le contexte actuel du pays, la formation des cadres militaires constitue un investissement stratégique majeur et que les succès tactiques obtenus sur le terrain doivent être accompagnés d’un renforcement continu des capacités de planification, de coordination et de conduite des opérations.
« Vous constituez désormais une promotion unique rassemblée autour d’un même idéal… Durant les 6 prochains mois, vous serez soumis à un programme de formation dense et exigeant, conçu pour vous préparer aux responsabilités d’État-Major », s’est-il adressé aux stagiaires.
Cette promotion est composée de 38 officiers stagiaires dont 34 officiers des Forces armées nationales du Burkina Faso et 4 officiers venus du Niger et du Mali, constituant entre autres un symbole fort de coopération militaire. Parmi eux figurent 4 personnels féminins.
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