Burkina/Enseignement supérieur : Gisèle Tamalgo/Ouédraogo décroche son doctorat en droit public avec la mention « Très honorable »

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Gisèle Tamalgo/Ouédraogo a soutenu avec succès, le 22 juin 2026 à l’université Thomas Sankara de Ouagadougou, sa thèse de doctorat intitulée « Les fonds souverains africains et l’immunité d’exécution de l’État : contribution à la sécurisation des actifs possédés à l’étranger par les fonds souverains du Gabon et du Sénégal ».

Menés durant sept ans, les travaux de Gisèle Tamalgo/Ouédraogo ont été sanctionnés par la mention « Très honorable » par un jury présidé par Ismaïla Madior Fall, professeur titulaire à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Le jury comprenait également les rapporteurs Sanwé Médard Kiénou, maître de conférences agrégé à l’université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso, et Piabié Jean-Baptiste Bako, maître de conférences agrégé à l’université Thomas Sankara de Ouagadougou, ainsi que Dandi Gnamou, professeur titulaire à l’université d’Abomey-Calavi du Bénin, en qualité d’examinatrice. La thèse a été dirigée par Augustin Marie-Gervais Loada, professeur titulaire à l’université Saint Thomas d’Aquin de Ouagadougou, et codirigée par Nicolas Angelet, professeur de l’université Libre de Bruxelles (Belgique).

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À travers cette étude, la nouvelle docteure en droit s’est intéressée à un enjeu majeur pour les économies africaines qu’est la gestion et la sécurisation des richesses issues des ressources naturelles. Selon elle, malgré l’abondance des ressources dont regorge le continent, les populations peinent encore à bénéficier pleinement des retombées économiques de leur exploitation.

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Gisèle Z. Tamalgo / Ouédraogo porte désormais le titre de docteure en droit

« L’Afrique regorge de ressources naturelles, mais les populations n’en profitent pas suffisamment. Nous avons identifié les fonds souverains comme des outils pertinents pouvant permettre aux États africains de mieux valoriser leurs ressources et d’investir les revenus générés dans le développement économique et social », a-t-elle expliqué à l’issue de sa soutenance.

Les fonds souverains constituent, selon la chercheuse, des mécanismes d’investissement qui permettent de préserver et de faire fructifier les revenus issus notamment des ressources naturelles, tout en garantissant que les générations futures puissent également bénéficier de cette richesse.

Au cours de ses travaux, Gisèle Tamalgo/Ouédraogo a également participé à une réflexion plus large sur la gouvernance des ressources naturelles africaines. Elle rappelle qu’à l’occasion d’un colloque organisé par le Centre national d’études stratégiques sur la gouvernance des ressources naturelles stratégiques en Afrique, son directeur de thèse, le Pr Augustin Marie-Gervais Loada, lui avait confié une communication sur les fonds souverains. Les conclusions de cette réflexion ont été consignées dans un rapport transmis aux autorités burkinabè.

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Les travaux de l’impétrante ont été sanctionnés par la mention Très honorable

Au-delà de l’apport scientifique, la soutenance marque l’aboutissement d’un long parcours personnel. Désormais docteure en droit public, avec la mention Très honorable, Gisèle Tamalgo/Ouédraogo n’a pas caché son émotion au terme de cet exercice académique.

« C’est un grand ouf de soulagement parce que ce n’est pas tous ceux qui commencent une thèse qui arrivent à la terminer. C’est un travail très exigeant. Je remercie Dieu et je suis très heureuse d’être arrivée au bout. Cela nous a pris sept ans. En tant que femme, épouse et mère, ce n’était pas facile. Mais nous étions déterminés à aller jusqu’au bout », a-t-elle conclu.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

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