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Burkina/Enseignement: de nouvelles règles instaurées pour encadrer les frais de scolarité dans les structures privées d’enseignement dès la rentrée 2026-2027
Ouagadougou, 14 juil. 2026 (AIB) – Le gouvernement burkinabè entend mettre un terme aux disparités et aux pratiques jugées abusives dans la fixation des frais de scolarité au sein des établissements privés d’enseignement. Face à la presse, ce mardi 14 juillet 2026 à Ouagadougou, les secrétaires généraux des ministères en charge de l’Enseignement de base, secondaire et supérieur ont présenté les innovations introduites par la nouvelle réglementation des frais de scolarité, qui entrera en vigueur dès la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027.
Le secrétaire général du ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MEBAPLN), Ibrahima Sanon, a indiqué que cette réforme vise à protéger les familles, à garantir une plus grande transparence dans la fixation des frais de scolarité et à assainir le secteur de l’enseignement privé.
Il a expliqué que les plafonds des frais de scolarité ont été définis à l’issue d’un processus de concertation impliquant les différents acteurs du secteur. Ils tiennent compte, notamment, de la zone d’implantation des établissements, du niveau d’investissement, de la qualité de l’offre éducative, du type d’établissement ainsi que des spécificités des différentes filières de formation.
Selon M. Sanon, les établissements privés d’enseignement sont désormais classés en trois catégories, sur la base de critères objectifs adaptés à chaque ordre d’enseignement.
Pour le préscolaire et le primaire, les critères retenus sont la zone d’implantation, le niveau d’investissement et la qualité de l’offre éducative. Pour le post-primaire et le secondaire, s’y ajoutent le type d’établissement et le niveau d’enseignement.
Dans l’enseignement supérieur, les plafonds sont fixés en fonction de la nature des formations (LMD, BTS, sciences médicales, sciences de l’ingénieur, etc.), du niveau d’études et de la qualité de l’offre de formation.
En ce qui concerne l’encadrement des frais annexes, M. Sanon a souligné que, désormais, tout prélèvement autre que ceux expressément autorisés devra faire l’objet d’une autorisation préalable du ministère de tutelle. L’objectif est de mettre fin aux multiples contributions réclamées aux parents d’élèves sans base réglementaire.
« Il s’agit de protéger le pouvoir d’achat des familles, de garantir l’accessibilité et l’équité, d’instaurer une transparence totale dans la fixation des coûts, d’assainir le secteur et de consolider un climat de confiance », a déclaré Ibrahima Sanon.
Il a ajouté que tout établissement percevant des frais supérieurs aux plafonds réglementaires s’exposera à une pénalité équivalente au double du montant du dépassement, au remboursement des sommes indûment perçues, ainsi qu’à d’autres sanctions pouvant aller du déclassement à la fermeture de la structure.
Le secrétaire général a invité l’ensemble des acteurs, notamment les promoteurs d’établissements, les enseignants, les parents d’élèves, les organisations de la société civile et les médias, à accompagner la mise en œuvre de cette réglementation, qui prendra effet dès la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027.
M. Sanon a, par ailleurs, rappelé que cette réforme découle du décret portant réglementation des frais de scolarité dans les structures privées d’enseignement, adopté en Conseil des ministres le 29 mai 2026, ainsi que des arrêtés d’application pris par les ministres en charge de l’enseignement de base, de l’enseignement secondaire et de l’enseignement supérieur.
Agence d’information du Burkina
BAK/ik
