
Le ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique a dressé, ce vendredi 19 juin 2026 à Ouagadougou, le bilan de la session 2026 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), du Brevet d’études professionnelles (BEP) et du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP).
*Face aux hommes et femmes de médias, le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Pr Moumouni Zoungrana, a indiqué que pour cette session 2026, les examens ont enregistré une forte participation sur l’ensemble du territoire national. Le BEPC a mobilisé 218 049 candidats, tandis que 17 736 candidats étaient inscrits au BEP et 12 720 au CAP.
Le taux de réussite au BEPC s’établit à 54,06 %, soit une hausse de 5,6 points par rapport à la session de 2025. Selon le ministre, ce résultat constitue le meilleur taux des cinquante dernières années. Par région, avec un taux de réussite de 59,74 %, la Sirba se hisse à la première place du classement national, suivie du Nazinon, 58,24 %, et du Goulmou, 57,85 %. Le Nakambé, 57,00 % et le Soum, 56,65 %, complètent le top 5 des régions les plus performantes. Le Kadiogo enregistre un taux de 56,32 % et se classe sixième. À l’opposé, le Guiriko affiche le taux de réussite le plus faible avec 49,71 %, précédé du Yaadga, 50,27 % et du Sourou, 50,95 %.

Du côté de l’Enseignement et de la formation techniques et professionnels (EFTP), le taux de réussite a atteint 79,03 %, avec une progression de 7,03 points comparativement à l’année précédente.
Le premier responsable du département a attribué ces résultats à plusieurs facteurs, notamment le déroulement apaisé de l’année scolaire, les réformes engagées dans le secteur éducatif, l’amélioration du Système intégré de gestion des examens et concours (SIGEC), ainsi qu’une meilleure préparation des différentes épreuves.
« Notre satisfaction est entière au regard du niveau très satisfaisant des épreuves administrées mais aussi du sérieux avec lequel chaque acteur a joué son rôle », a déclaré le Pr Moumouni Zoungrana.
La session 2026 a également été marquée par un renforcement du dispositif de lutte contre la fraude. Les autorités éducatives ont indiqué que 115 cas de tentatives de fraude ou de fraudes avérées ont été détectés et traités conformément aux textes en vigueur. Les candidats concernés ont été radiés des listes d’admission. Par ailleurs, plus d’une dizaine d’acteurs impliqués dans l’organisation des examens, notamment des présidents de jury, chefs de centres, surveillants et correcteurs, ont été appelés à fournir des explications sur certaines décisions prises dans le cadre du déroulement des épreuves.

Pour le ministre, cette rigueur participe à renforcer la crédibilité des examens et à promouvoir une jeunesse attachée aux valeurs d’intégrité et de responsabilité.
L’analyse des résultats révèle également une évolution dans les performances des filles. Les garçons enregistrent un taux de réussite de 57,84 %, contre 51,56 % pour les filles. Mais certaines provinces comme le Yagha, la Sissili et le Karo-Peli affichent toutefois un taux de réussite de 100 % chez les candidates. Une évolution saluée par le ministre, qui y voit un signe encourageant dans la promotion de l’éducation et de l’autonomisation de la femme burkinabè.
Malgré ces avancées, le Pr Moumouni Zoungrana estime que des efforts doivent encore être consentis pour améliorer davantage la réussite des filles, au regard du nombre important de candidates inscrites.
Le ministre a terminé en félicitant les candidats admis et encouragé ceux qui n’ont pas obtenu les résultats escomptés à persévérer. Il a également invité les acteurs éducatifs à maintenir le même engagement pour la prochaine étape du calendrier scolaire qui concerne les épreuves écrites du baccalauréat prévues à partir du 23 juin 2026, avec 105 984 candidats attendus.
Hanifa Koussoubé
Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
