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Burkina/Développement endogène : La technique japonaise « Do-Nou » utilisée pour réhabiliter une voie à Kamboinsin
Ouagadougou, 9 juil. 2026 (AIB) – Le ministère de la Construction de la Patrie, en partenariat avec l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), expérimente depuis le 6 juillet à Kamboinsin, dans la commune de Ouagadougou, la technique japonaise « Do-Nou » pour l’entretien d’une voie en terre. L’initiative vise également à former des formateurs à cette technique qui met l’accent sur les ressources locales et la participation communautaire.
L’approche du « Do-Nou », qui implique les populations dans l’aménagement de la route, répond aux orientations nationales en matière de développement endogène en ce qu’elle privilégie notamment la participation citoyenne et la valorisation des ressources locales, a souligné le chargé d’études au Secrétariat général du ministère de la Construction de la Patrie, Grégoire Yagibou.
Il a affirmé que la technique permet de remettre rapidement les routes hors d’eau, d’améliorer le drainage et d’éviter la stagnation des eaux sur la chaussée, rappelant que plusieurs tronçons avaient déjà été réalisés au Burkina Faso au cours des deux dernières années.
Les travaux, qui s’achèvent le 10 juillet, concernent un tronçon de 108 mètres de long et cinq mètres de large. Ils mobilisent près de 80 participants, dont des techniciens du ministère, des volontaires du Programme national de volontariat au Burkina (PNVB), des populations riveraines, des associations, la mairie ainsi que des agents de la Direction générale de l’entretien des routes et du patrimoine bâti.
Selon le formateur au ministère de la Construction de la Patrie, Sylvain Nacoulma, environ 30 % des travaux sont réalisés avec la participation directe des populations, dans une logique d’implication communautaire.
Il a expliqué que le « Do-Nou », qui signifie en japonais « sac rempli de terre », consiste à conditionner de la latérite dans des sacs avant de les disposer en couches compactées pour constituer la base de la chaussée.
Le nombre de couches de sacs dépend du niveau de dégradation de la voie. Sur le tronçon de Kamboinsin, une à trois couches ont été réalisées selon les endroits, avant la mise en place de la couche de roulement et des travaux de drainage destinés à faciliter l’écoulement des eaux, a précisé le formateur.
M. Nacoulma a ajouté qu’avec un entretien régulier, une route aménagée selon cette méthode peut avoir une durée de vie comprise entre cinq et sept ans.
Le technicien du ministère, Sanoussa Belèm, a indiqué que le choix de ce tronçon est motivé par son importance pour les riverains, notamment les élèves et les habitants du quartier.
« Nous recherchons les voies où les bourbiers rendent la circulation difficile. Ici, nous avons constaté une forte fréquentation avec la présence d’établissements scolaires. L’aménagement permettra aux élèves et aux populations de circuler plus facilement », a-t-il expliqué.
Le représentant adjoint de la JICA au Burkina Faso, Makoto Terashima, a, pour sa part, estimé que la méthode « Do-Nou » constitue une solution simple, rapide et peu coûteuse pour l’amélioration des routes communautaires.
Selon lui, l’amélioration des voies d’accès facilite les déplacements des populations vers les écoles, les centres de santé et les marchés, contribuant ainsi au développement local.
Agence d’information du Burkina
YOS/ata
