Les membres de la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) ont entamé le lundi 8 juin 2026, la séance d’appropriation du projet de loi portant libertés religieuses au Burkina Faso. Sous la conduite de la présidente de la CAGIDH, Lynda Gladys KANDOLO/ OUEDRAOGO, la séance de travail permettra aux députés d’examiner au fond le domaine d’application de ladite loi et ses contours afin d’en maîtriser tous les enjeux.
Pour ouvrir les travaux, Dr Aristotle BÉRÉ, conseiller de la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH), a animé une communication sur le thème : « État et religion en question : appropriation du projet de loi portant libertés religieuses au Burkina Faso ». Cette présentation a d’abord permis de poser le cadre général de la réflexion à travers une analyse de la problématique du fait religieux au Burkina Faso.
Le communicateur a notamment passé en revue les fondements constitutionnels et législatifs encadrant les libertés religieuses, ainsi que les défis rencontrés dans la réglementation du fait religieux. L’objectif est de permettre aux députés de mieux appréhender l’environnement juridique et institutionnel du projet de loi soumis à leur examen. Dr BÉRÉ a également présenté les principales composantes du texte, notamment les principes directeurs, les garanties accordées et les obligations prévues.
Les différentes dispositions du projet de loi ont été analysées point par point, avec un accent particulier sur leur application dans les services publics, l’enseignement public et privé (confessionnel ou laïc), le secteur de la santé, l’administration pénitentiaire ainsi que les Forces de défense et de sécurité. Pour chacun de ces domaines, il s’est agi d’expliquer le contenu des dispositions proposées, de mettre en lumière les acquis, mais aussi les insuffisances. Selon la présidente de la CAGIDH, cette communication a offert aux députés une précieuse remontée dans le temps, permettant de retracer le parcours de ce projet de loi : ce qui avait déjà été accompli, les points d’achoppement qui avaient jadis bloqué le processus, les zones de vigilance à ne pas négliger et les insuffisances pour lesquelles des palliatifs devront être trouvés.
La présidente Lynda Gladys KANDOLO/OUEDRAOGO a souligné que les enseignements tirés de cette présentation constitueront un apport précieux pour la poursuite des travaux de la commission et l’examen approfondi du projet de loi portant libertés religieuses au Burkina Faso.
DCRP – ALP
Titre : Minute.bf
