À Porto-Novo, le Festival des Masques est bien plus qu’un rendez-vous de danses et de couleurs. Pendant deux jours, les Béninois ont célébré un héritage qui relie les générations et rappelle l’importance de préserver des traditions ancestrales.
À travers les Egungun, les Zangbéto et les Guèlèdè, c’est une partie de l’histoire culturelle du Bénin qui s’exprime dans les rues de la capitale politique. Pour les communautés détentrices de ces savoirs, ces masques ne sont pas de simples costumes de parade. Ils portent une mémoire, des valeurs et une parole transmise par les anciens.
Selon le professeur Mahougnon Kakpo, président du Comité des rites Vodun du Bénin, le masque représente un moyen de transmission culturelle. « Le masque est universel. Chaque peuple, chaque civilisation admet ses masques », rappelle-t-il.
Pour les organisateurs, ce festival permet ainsi de rapprocher les jeunes générations de leurs racines et de faire connaître au public la richesse de pratiques parfois méconnues. Il offre également aux Béninois un espace de fierté autour d’un patrimoine qui participe à l’identité du pays.
Au-delà des spectacles, Porto-Novo célèbre donc une mémoire collective ; celle d’un peuple qui veut préserver ses traditions tout en les partageant avec le monde.
Yolande Bazié
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