Pour de nombreux Congolais installés en Afrique du Sud, l’heure n’est plus aux projets d’avenir, mais au retour.
Confronté à une recrudescence des violences et des discours de haine visant les migrants africains, le gouvernement de la République du Congo a décidé d’organiser le rapatriement volontaire de ses ressortissants, faisant de leur sécurité une priorité.
Selon un communiqué de l’ambassade congolaise à Pretoria, un premier vol de rapatriement a été organisé dimanche entre Johannesburg et Brazzaville.
Une première vague de 65 ressortissants congolais a ainsi regagné le pays le même jour. À leur arrivée, ils ont été accueillis par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Anatole Collinet Makosso.
Une seconde opération est prévue lundi au départ de Cape Town afin de permettre le retour des autres ressortissants concernés.
En organisant le retour volontaire de ses citoyens, le Congo-Brazzaville fait le choix d’une réponse préventive face aux violences xénophobes qui ciblent les ressortissants africains établis sur le sol sud africain.
Brazzaville rejoint ainsi plusieurs États du continent, dont le Nigeria, le Ghana, le Malawi, le Kenya et l’Ouganda, qui ont déjà pris des mesures similaires pour protéger leurs citoyens confrontés à un climat d’insécurité grandissant.
Cheick Omar Ouedraogo
L’article Afrique_du_Sud : face aux violences, 65 Congolais rapatriés par Brazzaville est apparu en premier sur Nouvelles Afrique.
