Burkina : L’AES ne veut plus exporter ses matières premières et importer le chômage, selon le ministre Nacanabo

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Burkina : L’AES ne veut plus exporter ses matières premières et importer le chômage, selon le ministre Nacanabo

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Ouagadougou, 15 juin 2026 (AIB) – Le ministre burkinabè de l’Économie et des Finances burkinabè, Aboubacar Nacanabo, a affirmé lundi à Ouagadougou que la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) entend mettre fin à un modèle économique basé sur l’exportation des matières premières brutes, afin de privilégier leur transformation locale pour créer davantage d’emplois et de richesses.

« Chers camarades, nos matières premières ont suffisamment voyagé. Il est temps qu’elles cessent d’être de simples voyageurs de passage pour devenir, chez nous, des créatrices d’emplois, de richesses et d’opportunités pour notre jeunesse. Car, nous ne souhaitons plus exporter la matière première et importer le chômage », a déclaré le ministre de l’économie et des finances, Aboubacar Nacanabo.

Le ministre en charge de l’économie s’exprimant lundi à Ouagadougou à la clôture de la 4e rencontre des ministres chargés de l’Industrie et du Commerce et du secteur privé de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Il a insisté sur la nécessité de renforcer le tissu industriel des pays membres pour favoriser une croissance inclusive et durable.

Selon lui, les travaux de cette 4e rencontre ont permis de dresser une évaluation lucide de la feuille de route de l’an 2 de la Confédération et d’identifier les actions prioritaires nécessaires à l’accélération de l’intégration économique des États membres.

Parmi les orientations majeures dégagées figurent le renforcement du tissu industriel, la transformation accrue des ressources locales, la fluidification des échanges commerciaux ainsi que la création d’un environnement favorable aux investissements productifs.

Pour le ministre, l’heure n’est plus aux discours, mais à la mise en œuvre concrète des engagements pris.

« Chers camarades, l’heure est désormais à l’action. Les résolutions que nous avons adoptées ne doivent pas dormir dans les tiroirs de nos administrations », a-t-il martelé.

M. Nacanabo a également souligné que l’ambition de l’AES exige une transformation rapide des idées en résultats tangibles pour les populations.

« Les meilleures idées doivent quitter rapidement les papiers pour entrer dans les usines, les marchés, les exploitations agricoles et la vie quotidienne de nos populations », a-t-il indiqué.

De son avis, le succès de la coopération au sein de l’AES ne se mesurera pas au nombre de réunions organisées, mais plutôt à l’impact réel sur les économies nationales.

« Le véritable succès de notre coopération ne sera pas mesuré au nombre de réunions tenues, mais au nombre d’emplois créés, d’entreprises développées, de produits transformés localement et d’opportunités offertes à notre jeunesse », a-t-il soutenu.

Le ministre en charge des finances a ainsi exhorté les acteurs publics et privés des États membres à maintenir le cap avec discipline, célérité et solidarité afin de bâtir une intégration économique efficace.

Car, pour lui, l’AES dépasse le simple cadre institutionnel de coopération.

« L’AES est plus qu’un cadre de coopération ; elle est l’expression d’une ambition collective : celle de bâtir une communauté qui produit, transforme, échange et prospère grâce à son propre génie », a-t-il conclu.

Agence d’information du Burkina
DNK/yos

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

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