Le Burkina Faso s’est doté d’un nouveau référentiel de développement pour les cinq prochaines années : le Plan national de développement (PND) 2026-2030, dénommé « RELANCE » avec pour, à l’horizon 2030, de « faire du Burkina Faso une nation souveraine et prospère, bâtissant un développement endogène et durable au service du bien-être de tous ».
L’opérationnalisation de ce document de planification intervient dans un contexte de révolution proclamée le 1er avril 2025 par le Président du Faso, le camarade-capitaine Ibrahim Traoré. Dans cette dynamique, le Plan RELANCE apparaît comme le bras opérationnel de la Révolution progressiste populaire (RPP) dans le domaine économique et social. Il consacre le retour d’un Etat stratège, bâtisseur et protecteur, appelé à jouer un rôle moteur dans la conduite du développement.
Le choix est désormais assumé de rompre avec les schémas extérieurs de dépendance pour promouvoir une économie productive, souveraine et compétitive, fondée sur la transformation locale des ressources et la mobilisation des énergies nationales.
La réussite d’une telle ambition exige une culture du résultat. C’est dans cette optique que le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, le vendredi 5 juin 2026, à Ouagadougou, la session 2026 du Comité d’orientation stratégique du Plan RELANCE 2026-2030 qui a réuni membres du Gouvernement, gouverneurs de régions, responsables des structures de mise en œuvre et de suivi des politiques publiques, acteurs du secteur privé et représentants de la société civile.
Le Rapport annuel de performance 2025 de la Politique nationale de développement note un taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel qui passe de 4,8 % en 2024 à 5,3 % en 2025 et un niveau global d’exécution de la PND de 85,5 %, malgré un contexte national et international particulièrement exigeant. Ces performances traduisent la résilience de l’économie et la pertinence des choix stratégiques opérés.
C’est à juste titre que le chef du gouvernement a rappelé que l’engagement patriotique est un principe directeur du nouveau modèle de développement : « Nous devons faire en sorte que le développement du Burkina Faso soit désormais pensé, financé, exécuté et évalué d’abord par les Burkinabè eux-mêmes, dans l’intérêt exclusif du peuple burkinabè ».
Déjà, les signes d’une telle dynamique sont perceptibles. Les performances enregistrées dans la mobilisation des ressources internes par les administrations douanières et fiscales démontrent la capacité du pays à compter davantage sur ses propres forces.
Ainsi, les réformes engagées pour élargir l’assiette fiscale (401 milliards F CFA au seul mois de mai 2026), moderniser les procédures de recouvrement, lutter contre la fraude et la corruption, assainir les finances publiques et réduire le train de vie de l’Etat ont permis une progression notable des recettes publiques. Dans le même temps, les efforts visant à améliorer le climat des affaires, à sécuriser les investissements et à soutenir le secteur privé national contribuent à renforcer la confiance des opérateurs économiques et à stimuler l’investissement productif.
Comme une boussole, le Plan RELANCE ouvre ainsi une nouvelle étape de l’histoire du développement du Burkina Faso. Au-delà de l’action gouvernementale, sa réussite requiert l’adhésion de tous. C’est pourquoi chaque Burkinabè, à son niveau, doit contribuer à l’effort collectif de transformation nationale.
La souveraineté économique, l’industrialisation, la création d’emplois, la sécurité alimentaire, la modernisation des infrastructures et le développement endogène ne seront une réalité que si chacun s’approprie cette vision pour transformer l’ambition en résultats et les engagements en réalisations concrètes.
Par Assetou BADOH
