Dans le cadre de la vulgarisation des rapports nationaux sur la situation des droits humains, le ministère de la Justice a organisé un atelier de formation à l’endroit d’une trentaine de journalistes, les 14 et 15 juillet 2026, à Koudougou.
A la suite de la présentation du rapport national 2023-2025 sur la situation des droits humains au Burkina Faso et des deux rapports couvrant les périodes 2015-2023 et 2024 sur la contribution des Forces armées nationales (FAN), des Forces de sécurité intérieure (FSI) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) à la protection des droits humains, le ministère de la Justice veut mieux vulgariser les contenus de ces trois documents. A cet effet, il a organisé un atelier de formation au profit des journalistes. La rencontre s’est tenue les 14 et 15 juillet 2026, à Koudougou.
« Cette activité est organisée pour mettre en exergue les avancées en matière de droits humains et contribuer à déconstruire les narratifs sur le Burkina Faso qui tendent à faire croire que les droits humains sont violés au Burkina Faso alors que c’est loin de la réalité », a expliqué le directeur général des droits humains, Marcel Zongo. Les communications ont été animées par une équipe de la direction générale des droits humains du département de la Justice. Celles-ci ont porté sur la quintessence des trois rapports présentés, le rôle et la responsabilité des médias dans la protection des droits humains dans le contexte de lutte contre le terrorisme, les efforts fournis par le gouvernement pour la promotion des droits humains, les mécanismes de protections des droits humains au Burkina Faso et l’emploi de certains narratifs susceptibles de saper la dynamique de promotion des droits humains au Burkina Faso.
Pour un traitement rigoureux des questions des droits humains
Ainsi, les participants ont pu comprendre les concepts fondamentaux des droits humains ainsi que le cadre juridique applicable au travail des journalistes, leur rôle dans la protection des droits humains au Burkina Faso et les efforts fournis pour promouvoir les droits humains. « Il est essentiel que l’information diffusée sur les questions sensibles liées aux droits humains repose sur des faits vérifiés, des investigations rigoureuses et une approche équilibrée, loin des instrumentalisations et manipulations tendancieuses des questions de droits de l’homme », a fait savoir Marcel Zongo. Il a souhaité que les journalistes ayant participé à cette rencontre s’approprient les connaissances acquises et deviennent des relais solides dans leurs organes respectifs au service de la protection et la promotion des droits humains.
Ceux-ci ont apprécié ce renforcement des capacités qui leur a permis de mieux comprendre la situation globale des droits humains au Burkina Faso. « La rencontre m’a permis de comprendre les enjeux liés à la communication dans le cadre de la protection des droits humains. Les échanges m’ont apporté des éclairages sur les efforts consentis par l’Etat dans ce sens », a confié le journaliste de l’Agence d’information du Burkina, Boukaré Ouédraogo. Le directeur général des droits humains a annoncé que d’autres groupes cibles vont bénéficier de la session de vulgarisation des rapports sur la situation des droits humains au Burkina Faso.
Soumaïla BONKOUNGOU
