Le Burkina Faso accueille depuis le 26 juin 2026, une délégation de l’Université nationale de la Défense du Zimbabwe. Conduite par son commandant, le général de Brigade aérienne Elisha Farai Masakadza, la délégation est en séjour d’études. Cette visite qui s’achèvera le 1er juillet, constitue une étape importante dans le partage d’expériences entre institutions militaires africaines face aux défis sécuritaires du continent.
Ils sont au total 28, repartis en 22 stagiaires, 03 généraux zimbabwéens, 02 généraux chinois et 1 général pakistanais qui séjournent sur le territoire burkinabè dans le cadre de cette mission. Leur présence s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération entre les institutions de défense africaines. Elle vise à consolider les échanges sur les questions de sécurité, notamment la lutte contre le terrorisme et l’évolution des menaces auxquelles le continent est confronté. Selon le chef de la délégation, le Général de brigade aérienne Elisha Farai Masakadza, cette mission a pour objectif de s’inspirer de l’expérience burkinabè dans plusieurs domaines, en particulier en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme.

Le choix du Burkina Faso n’est pas fortuit, a-t-il expliqué. Il repose sur les liens historiques qui unissent les deux pays ainsi que sur leur volonté commune de promouvoir des solutions africaines aux défis du continent. « Nous partageons presque la même histoire. Nous avons beaucoup de choses en commun. Nous avons un passé commun et certainement un avenir commun », a-t-il déclaré, soulignant que cette mission permettra de tirer des enseignements de l’expérience burkinabè dans plusieurs secteurs.
Le Général de brigade zimbabwéen a précisé que la délégation s’intéresse particulièrement aux stratégies développées par le Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme, tout en indiquant que les échanges portent également sur la gouvernance et la sécurité nationale.

Interrogé sur un éventuel appui du Zimbabwe au Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme, Elisha Farai Masakadza a indiqué qu’une telle coopération ne pourrait intervenir que dans le cadre d’accords conclus entre les gouvernements des deux pays. « Toute forme de soutien dépend d’accords entre les États. Il existe des procédures administratives et des protocoles qui doivent être respectés avant toute coopération », a-t-il précisé, rappelant que le Zimbabwe a déjà développé ce type de coopération avec d’autres pays africains, notamment le Mozambique.
À quelques jours de la fin de la mission, le chef de la délégation s’est dit satisfait du séjour, saluant la qualité de l’accueil et des échanges avec les autorités burkinabè.

Il a rappelé que l’Université nationale de la Défense du Zimbabwe forme des cadres appelés à analyser les questions de sécurité nationale au niveau stratégique. Les enseignements tirés de cette visite permettront, selon lui, de renforcer les capacités des stagiaires afin de mieux appréhender les défis sécuritaires internationaux et de conseiller les décideurs de leur pays avec une vision plus stratégique.
Pour le stagiaire, Colonel Godfrey Wapemha, le thème de cette visite d’études est de comprendre les réalités sécuritaires auxquelles sont confrontés les autres pays africains et les stratégies mises en œuvre pour y faire face.
Il a également rappelé qu’avant son arrivée au Burkina Faso, il avait constaté que, parmi les 37 pays visités par le père de la révolution burkinabè, le Capitaine Thomas Sankara, figurait le Zimbabwe. « Cela témoigne du respect et de la considération que ce grand leader portait à notre pays », a-t-il affirmé.

Le colonel Godfrey Wapemha s’est par ailleurs réjoui de l’accueil reçu depuis l’arrivée de la délégation au Burkina Faso. « Nous sommes satisfaits de ce que nous avons vu et de l’accueil qui nous a été réservé », a-t-il confié.
À travers cette visite d’études, le Burkina Faso et le Zimbabwe réaffirment leur volonté de renforcer la coopération entre institutions de défense africaines. Au-delà du partage d’expériences, cette mission illustre l’importance de la solidarité et de la mutualisation des expertises pour faire face aux défis sécuritaires qui touchent le continent.
Sidziguin Irène Corinne SAWADOGO (Stagiaire)
Minute.bf
