Energies renouvelables : Dr Omar Sanogo évoque les défis et les perspectives d’une souveraineté énergétique à l’horizon 2050

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Energies renouvelables : Dr Omar Sanogo évoque les défis et les perspectives d’une souveraineté énergétique à l’horizon 2050

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Ouagadougou, 18 juin 2026 (AIB)-Le physicien et directeur de recherche, Dr Omar Sanogo a analysé les principaux défis qui freinent le développement des énergies renouvelables en Afrique, notamment les coûts et les contraintes techniques. Il a mis aussi en avant leur potentiel de création d’emplois, le rôle central de la recherche scientifique, ainsi que les perspectives d’un système énergétique durable et souverain à l’horizon 2050.

 

 

AIB : Quels sont les principaux défis qui freinent encore leur développement en Afrique ?

 

OS : Le développement de ces technologies fait face à plusieurs contraintes économiques, techniques et réglementaires.

Les coûts initiaux restent élevés pour les ménages et les petites entreprises, tandis que l’accès au financement demeure limité.

L’intermittence de l’énergie solaire constitue également une difficulté majeure, nécessitant des solutions de stockage pour stabiliser la production.

Les réseaux électriques existants peinent aussi à absorber les variations de production.

 

AIB : Comment les énergies renouvelables peuvent-elles créer des emplois et renforcer l’économie ?

OS : L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) a mis en évidence le fort potentiel de création d’emplois dans ce secteur.

L’installation et la maintenance des systèmes énergétiques constituent des opportunités importantes.

L’énergie favorise directement le développement économique : même un simple point d’éclairage peut générer des activités.

Il faut donc repenser l’électrification rurale pour soutenir des activités productives comme la mouture ou la soudure, qui sont elles-mêmes créatrices d’emplois.

 

AIB : Quel rôle la recherche scientifique et les universités peuvent-elles jouer ?

 

OS : Les centres de recherche et les universités jouent un rôle essentiel dans l’adaptation des technologies importées.

 

Les conditions climatiques locales exigent des solutions adaptées, notamment face à la chaleur et à la poussière.

 

La recherche doit aussi produire des données locales pour mieux concevoir les mini-réseaux.

 

Dans le domaine de l’hydrogène vert, elle doit identifier de nouvelles sources comme la biomasse ou les énergies dites fatales.

Il est donc essentiel que la recherche africaine s’approprie pleinement ces enjeux.

 

AIB : Un aspect que vous voudriez aborder pour conclure.

 

OS : Le Burkina Faso est dans une dynamique encourageante avec un objectif d’environ 50% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique à l’horizon 2026.

 

Même si cet objectif ne sera probablement pas entièrement atteint, il reste un repère important.

 

Il est nécessaire de poursuivre les efforts pour faire des énergies renouvelables la source dominante, tout en renforçant la recherche et son financement.

 

La souveraineté énergétique dépendra de la capacité à transformer les résultats scientifiques en applications industrielles concrètes.

 

Agence d’information du Burkina

HB/BBP/OO

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

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