Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MEBAPLN) Jacques Sosthène Dingara, a officiellement lancé, ce lundi 15 juin 2026 à Bobo-Dioulasso, la phase pilote du Mois Artistique et Culturel (MAC). Placée sous le thème « Arts, culture et savoirs endogènes à l’école : leviers d’enracinement identitaire, de résilience et de vivre-ensemble au Burkina Faso », cette initiative se déroule du 15 juin au 15 juillet 2026 dans plusieurs établissements scolaires des régions du Kadiogo et du Guiriko. Cette édition est parrainée par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.
Les salles de classe laissent momentanément place aux scènes artistiques. Dès ce 15 juin 2026, les établissements scolaires du Burkina Faso vibreront au rythme de la créativité avec le lancement du Mois artistique et culturel (MAC), une initiative destinée à valoriser les talents des apprenants.

Au cours de ce rendez-vous culturel qui s’étendra jusqu’au 15 juillet, les élèves prendront part à diverses activités artistiques et patrimoniales, allant des prestations musicales aux expositions, en passant par les contes, les danses et la mise en valeur des savoir-faire traditionnels.
Selon le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MEBAPLN) Jacques Sosthène Dingara, le MAC répond à une volonté des plus hautes autorités de permettre aux élèves d’enrichir leur parcours scolaire par une formation culturelle.

Pour lui, l’école ne doit pas seulement transmettre des connaissances académiques, mais aussi contribuer à l’enracinement identitaire des jeunes générations. « La culture, c’est ce qui nous permet d’être enracinés en nous-mêmes, c’est ce qui nous permet d’affirmer notre identité », a-t-il déclaré.
Le ministre Dingara a souligné que l’objectif de la réforme éducative en cours est de former, dans les années à venir, un nouveau type de citoyen burkinabè, profondément attaché à son histoire, à ses valeurs et à sa Patrie. Il s’est également réjoui des différentes prestations artistiques réalisées par les élèves lors de la cérémonie, estimant qu’elles démontrent le potentiel et le patriotisme de la jeunesse burkinabè.
Des activités adaptées aux réalités locales
Pour cette phase pilote, cinq établissements ont été retenus dans la région du Kadiogo et trois dans celle du Guiriko. Durant un mois, les élèves participeront à diverses activités artistiques, culturelles et éducatives.

Au programme figurent notamment la peinture, le conte, les arts traditionnels, l’apprentissage des langues nationales ainsi que des modules de civisme et de patriotisme spécialement adaptés à leur âge. Des activités liées à l’environnement et aux savoirs endogènes seront également organisées afin de permettre aux enfants de découvrir les richesses naturelles et culturelles de leur terroir.
Le ministre Dingara a insisté sur la flexibilité du programme. Les activités ne seront pas uniformes sur l’ensemble du territoire, chaque région étant appelée à valoriser ses spécificités culturelles et ses réalités locales.

Un outil de réarmement culturel
Pour le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision de réarmement culturel prônée par les autorités du Burkina Faso.
Se référant au Manifeste de la Révolution progressiste populaire, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a indiqué que le réarmement culturel passe par une réappropriation de l’histoire nationale, des valeurs traditionnelles et du patrimoine culturel. Selon lui, cette démarche doit commencer dès le plus jeune âge.
Le ministre en charge de la culture a salué les talents démontrés par les élèves lors de la cérémonie de lancement, notamment dans l’animation, la musique et les prestations artistiques. Il a également souligné l’importance d’occuper utilement les enfants durant les vacances scolaires à travers des activités éducatives et formatrices.
Une expérience appelée à s’étendre
Les autorités fondent de grands espoirs sur cette phase pilote. Si les résultats sont concluants, le Mois Artistique et Culturel devrait être progressivement étendu à l’ensemble des écoles du Burkina Faso.

Pour le ministre Jacques Sosthène Dingara, à travers cette initiative, le Gouvernement entend contribuer à la formation de citoyens instruits, mais également porteurs de valeurs de civisme, de patriotisme et de cohésion sociale. Le MAC se veut ainsi un cadre de transmission des savoirs endogènes, de valorisation des talents et de renforcement de l’identité culturelle des jeunes générations burkinabè.

À noter que le lancement du MAC a connu la participation d’une forte délégation ministérielle composée des ministres de l’enseignement supérieur, de l’enseignement secondaire, de la Construction de la patrie et des Sports.
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Sosthène Léandre SOMBIÉ
Minute.bf
