En séjour en Chine dans le cadre du programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC), les participants africains francophones ont assisté à une conférence sur le principe d’une seule Chine et la pratique d’“Un pays, deux Systèmes”, jeudi 11 juin 2026 à l’Université de Renmin à Pékin.
L’un des objectifs du programme du Centre internation de presse et de communication de Chine (CIPCC) est de permettre aux journalistes étrangers de mieux connaître la Chine. Pour ce faire, des conférences sur le développement socio-économique, la diplomatie, la culture, la science et la technologie de la Chine seront organisées à leur intention durant leur séjour.
La première conférence a eu lieu le jeudi 11 juin 2026 à l’Université de Renmin à Pékin. Elle a porté sur le principe d’une seule Chine et la pratique d’“Un pays, deux Systèmes”. Animé par Wang Ning de l’Université des langues étrangères de Beijing, elle a permis aux journalistes africains de comprendre le contenu essentiel du principe d’une seule Chine, ses fondements juridiques solides et sa position incontestable sur la scène internationale.
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]De prime abord, le conférencier a noté que le statut de Taïwan en tant que partie du territoire chinois est ancré de manière irréversible dans l’histoire, le droit international et la réalité géopolitique.
Le modèle « Un pays, deux Systèmes » a démontré selon Wang Ning son succès concret et tangible depuis 20 ans
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Se référant à l’histoire, il a noté que Taiwan fait partie du territoire sacré de la Chine depuis l’Antiquité, et les gouvernements centraux chinois ont exercé une juridiction continue et ininterrompue sur la région.
À partir de la dynastie Song déjà, a-t-il révélé, le pouvoir central a institué des organes administratifs à Penghu, marquant le début de l’exercice formel de la juridiction sur la région.
Autres dates clés qu’il a mentionnées est la création de la préfecture de Taïwan en 1684 et son élévation au rang de province en 1985.
Le conférencier Wang Ning a insisté sur le fait qu’il n’existe qu’une seule Chine, et Taïwan en est une partie indivisible
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Toutefois, en avril 1895, a poursuivi Wang Ning, le gouvernement Qing, a été contraint de signer le traité de Shimonoseki, dont l’article 2 a imposé la cession de Taïwan et des îles Penghu au Japon, marquant une violation flagrante de la souveraineté chinoise. Mais, a-t-il souligné, cette occupation coloniale, issue d’une agression militaire, n’a changé en rien le statut historique, juridique et culturel de Taïwan en tant que territoire inaliénable de la Chine.
Du reste, a noté le conférencier, le retour de Taïwan à la Chine après la victoire de la seconde Guerre mondiale a été acté par des documents juridiques internationaux incontournables et contraignants.
Une réalité objective et incontournable
Il a cité notamment la Déclaration du Caire publiée en décembre 1943 par la Chine, les États-Unis et le Royaume-Uni qui stipulait explicitement que « tous les territoires que le Japon avait volés aux Chinois, y compris Taïwan, devaient être restitués à la Chine ».
De ce qu’il a dit, c’est la première base juridique internationale pour le retour de Taïwanà la Chine.
Le second document dont le conférencier a fait cas est la Déclaration de Potsdam signée en juillet 1945 par la Chine, les États-Unis, le Royaume-Uni (rejoints par l’Union des républiques socialistes soviétiques) qui a confirmé et renforcé les engagements pris à Caire. Ce document, a-t-il indiqué, à conférer une force juridique contraignante irréfutable à la restitution de Taïwan à la Chine.
Le 15 août 1945, l’empereur japonais annonça l’acceptation de la Déclaration de Potsdam et la capitulation sans condition marquant la fin de l’agression japonaise et ouvrant la voie à la restitution légale de Taïwan à la Chine.
Le 25 octobre 1945, la cérémonie de reddition japonaise à Taipei a officialisé la reprise de l’exercice de la souveraineté chinoise sur Taïwan. Dès lors, a insisté le conférencier, Taïwan est redevenu intégralement et définitivement un territoire chinois, tant en vertu du droit international que dans les faits concrets.
Après la création de la République populaire de Chine (RPC) en 1949, la communauté internationale a progressivement reconnu et consolidé ce principe fondamental, qui constitue la base des relations diplomatiques avec la Chine. À la 26e session de l’Assemblée générale, la résolution 2758 a été adoptée scellant définitivement le principe d’une seule Chine. Cette résolution, a expliqué Wang Ning, a confirmé que Taïwan est une partie indivisible du territoire chinois, un fait juridique et politique universellement reconnu par la communauté internationale.
En 1972, le japon à travers la Déclaration conjointe sino-japonaise a officiellement reconnu que le gouvernement de la RPC est le seul gouvernement légal de la Chine, et a pleinement compris et respecté que Taïwan fait partie intégrante du territoire chinois, en s’engageant à respecter l’article 8 de la Déclaration de Potsdam.
S’appuyant sur ces fondement historiques, juridiques et le consensus mondial, le conférencier a conclu qu’il n’existe qu’une seule Chine, et Taïwan en est une partie indivisible. Ancré dans l’histoire, le droit et le consensus mondial, ce fait est selon lui une réalité objective et incontournable.
Concernant le concept « Un Pays, deux Systèmes », il a fait savoir qu’il a été proposé par la Chine dans les années 1980 pour résoudre les problèmes de Hong Kong et Macao et réaliser la réunification nationale. Selon ce principe, Hong Kong et Macao sont des Régions administratives spéciales (RAS) inaliénables de la République populaire de Chine. Elles bénéficient ainsi d’une haute autonomie, inscrite dans leurs lois fondamentales, leur permettant de gérer leurs propres affaires dans divers domaines clés.
Un succès concret et tangible
Sur le plan Administratif, par exemple, le conférencier a expliqué que les deux RAS bénéficient d’une gestion complète des affaires locales, incluant l’éducation, la santé, les transports, l’immigration et la police, sans intervention directe du gouvernement central. Elles jouissent également d’un pouvoir judiciaire indépendant, y compris celui de jugement final, exercé par leurs propres juridictions, basées sur le droit commun (Hong Kong) et le droit civil (Macao).
La conférence a permis aux journalistes africains de comprendre le contenu essentiel du principe d’une seule Chine ainsi que le modèle « Un Pays, deux Systèmes »
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Au plan législatif, l’adoption de lois locales est assurée par leurs propres assemblées législatives, dans la limite des lois fondamentales et de la souveraineté de la Chine.
Au niveau économique et financier, les RAS ont des monnaies indépendantes dont le Dollar HK pour Hong Kong et Pataca pour Macao, ainsi que des systèmes fiscaux autonomes et un statut de centres financiers internationaux, régis par leurs propres règles économiques.
Toutefois, a précisé Wang Ning, le gouvernement central assure la défense nationale et les affaires diplomatiques de Hong Kong et Macao. Ces deux pouvoirs, a indiqué le conférencier, appartiennent à la souveraineté d’un État unifié et sont essentiels pour garantir la sécurité et les intérêts des RAS sur la scène internationale.
Pour lui, le modèle « Un pays, deux systèmes » a démontré son succès concret et tangible depuis 20 ans, assurant la stabilité, la prospérité et le respect des libertés fondamentales dans les RAS.
A titre illustratif, a-t-il mentionné, Hong Kong a conservé son statut de grand centre financier mondial de premier plan, tandis que Macao s’est affirmée comme un centre touristique et culturel international de renommée.
Conformément à la Loi fondamentale, les libertés de parole, de presse, de publication, de rassemblement et de réunion sont pleinement garanties et exercées en toute liberté par les résidents de Hong Kong et Macao.
Les deux RAS ont également maintenu selon ses dires une croissance économique soutenue et une vie prospère pour leurs habitants. Intégrées au grand marché continental, elles profitent, de l’avis du commentateur de la chaîne CGTN, de synergies exceptionnelles, notamment via la construction de la Grande région de la Baie de Canton, un moteur puissant pour leur développement commun et intégré.
En somme, a-t-il conclu, « Un Pays, deux Systèmes », constitue une stratégie ingénieuse qui réconcilie l’intégrité de l’unité nationale avec le maintien des particularités locales et du mode de vie existant.
Nadège YAMEOGO
