L’association « La Maison du Pardon » a officiellement lancé ses activités ce 13 juin 2026, lors d’une cérémonie placée sous le signe du dialogue, de la réconciliation et du vivre-ensemble. À travers cette initiative, ses promoteurs entendent contribuer à la consolidation de la paix sociale dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et communautaires.
Portée par une vision de dialogue et de réconciliation, « La Maison du Pardon » entend créer un cadre d’écoute, de médiation et de reconstruction des liens sociaux dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et communautaires. Dans son discours de lancement, la présidente de l’association, W. Tahibata Ouédraogo a présenté cette initiative comme l’aboutissement d’un engagement personnel nourri par plusieurs années d’implication dans les questions de paix et de cohésion sociale.

« Ce moment n’est pas seulement la naissance d’une organisation. Il représente l’aboutissement d’un engagement personnel et commun, d’une conviction profonde et d’un rêve porté depuis longtemps : celui de contribuer à bâtir une société plus apaisée, plus solidaire et plus humaine », a-t-elle déclaré.
Selon elle, les crises ne détruisent pas uniquement les relations humaines, mais affaiblissent également les familles et ralentissent le développement des communautés. Face à cette situation, elle estime indispensable de multiplier les espaces de dialogue et de réconciliation. La responsable de l’association a également justifié le choix du Wemba comme cadre de cette cérémonie.

Pour elle, ce lieu symbolise l’attachement aux mécanismes endogènes de résolution des conflits et la volonté de valoriser les pratiques traditionnelles de médiation. « Nous croyons profondément que la paix ne se limite pas à l’absence de violence. Elle se construit chaque jour dans nos paroles, nos comportements, nos familles et nos communautés », a-t-elle soutenu.
Présidant la cérémonie, K. Modeste Kéré a salué une initiative qu’il considère comme une réponse concrète aux besoins actuels du pays. « Le pardon n’est pas un signe de faiblesse. Il est une force. Il est le courage de dépasser les blessures, de refuser la haine et de choisir la paix », a-t-il affirmé.
Il a rappelé que la construction de la paix ne relève pas uniquement des institutions, mais également des familles, des quartiers et de chaque citoyen. Il a appelé autorités, partenaires techniques et financiers, leaders communautaires et populations à accompagner cette dynamique.
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