Boulgou : un cadre de concertation qui renforce la confiance entre la mine de KIAKA et les populations

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Boulgou : un cadre de concertation qui renforce la confiance entre la mine de KIAKA et les populations

Tenkodogo, 10 juin 2026 (AIB) – Le Haut-commissaire de la province du Boulgou, Domègbèguiere Constantin Dabiré, a présidé la deuxième session ordinaire 2026 du Cadre provincial de dialogue et de suivi de la mine Kiaka SA.

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À l’occasion de cette rencontre qui a réuni autorités administratives, représentants des communautés et responsables de la société minière, l’autorité provinciale a salué les avancées enregistrées dans la prise en charge des personnes affectées par le projet tout en appelant les populations à saisir les opportunités de développement offertes par la mine.

Réunis dans la salle de conférence du haut Commissariat de Tenkodogo, les participants ont examiné l’état de mise en œuvre du Programme de restauration des moyens de subsistance (PRMS), destiné à améliorer durablement les conditions de vie des personnes affectées par le projet minier.

Pour le Haut-commissaire Constantin Dabiré, ce cadre de concertation est devenu un véritable espace de dialogue, d’écoute mutuelle et de recherche de solutions concertées entre les populations et la société minière.

Selon lui, les nombreuses rencontres organisées depuis le lancement du projet ont permis de lever progressivement les incompréhensions initiales et de mieux faire connaître la vision de développement portée par Kiaka SA.

« Aujourd’hui, les populations comprennent davantage que la politique de la mine place l’humain au centre de ses préoccupations. Les résultats présentés renforcent notre conviction que les conditions de vie des personnes affectées connaîtront une amélioration significative », a-t-il déclaré.

Le premier responsable de la province a particulièrement salué l’achèvement des logements de compensation, dont les clés ont été remises aux bénéficiaires depuis le 1er avril 2026.

Il a invité les familles concernées à intégrer ces habitations modernes construites conformément aux normes requises.

Prenant la parole, le Directeur des Affaires corporatives de Kiaka SA, le Dr Christian Ouédraogo, a indiqué que cette session visait à partager avec l’ensemble des parties prenantes le niveau d’exécution des engagements pris par la société minière en faveur des personnes affectées par le projet.

Il a présenté les principales réalisations du Programme de restauration des moyens de subsistance (PRMS), notamment la formation de 180 jeunes issus des ménages affectés, la création de sept coopératives d’utilisation de matériels agricoles (CUMA), la sécurisation de 137 hectares de terres agricoles ainsi que la réalisation d’études pour leur aménagement.

Le responsable de KIAKA SA a également cité la réalisation de quatre forages pastoraux, la mise en place de quatre jardins maraîchers dont deux déjà achevés et réceptionnés, la construction de dix poulaillers communautaires ainsi que de sept magasins de stockage de céréales, dont quatre achevés et trois en cours de réalisation.

Selon lui, des discussions sont en cours avec des institutions financières afin de mettre en place des mécanismes d’accompagnement et de financement au profit des jeunes formés, en vue de faciliter leur insertion économique et leur autonomisation.

Le Dr Ouédraogo a en outre révélé que plus de 400 millions de francs CFA ont déjà été investis dans les domaines de l’éducation, de la santé, du sport, de la culture et du développement communautaire.

Pour l’année 2026, Kiaka SA prévoit la mise en œuvre d’un programme triennal de développement élaboré de manière participative avec les collectivités territoriales et les communautés bénéficiaires, afin d’étendre davantage les retombées positives du projet aux localités non directement impactées par l’exploitation minière.

Présent à la rencontre, le représentant de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASIM), le Commissaire principal Ibrahim Cissé, a pour sa part insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation contre les risques liés à l’orpaillage non contrôlé, à la migration irrégulière et à l’exploitation des enfants.

Il a rappelé les mesures prises par l’État pour mieux encadrer les sites miniers artisanaux et sécuriser les zones de découvertes aurifères.

A l’issue des travaux, les participants ont salué la qualité des échanges et la disponibilité constante de Kiaka SA à dialoguer avec les communautés.

Pour le Haut-commissaire du Boulgou, cette dynamique de concertation constitue un gage de stabilité sociale et un levier essentiel pour faire de la mine de Kiaka un moteur de développement durable au profit des populations de la province.

Agence D’information du Burkina
SM/ata

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

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