
Face aux perturbations constatées dans le fonctionnement du marché de ciment, préjudiciable aux populations, le gouvernement, à travers ses services compétents, multiple les initiatives. C’est ce qui justifie cette conférence de presse de la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), animée dans la matinée de ce jeudi 11 juin 2026 à Ouagadougou sur le sujet.
Pour les responsables de cette structure du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’Artisanat, cette sortie de presse vise à faire une mise en point. En effet, la BMCRF a présenté une série de constats relatifs à des pratiques commerciales illicites observées, ces dernières semaines, sur le marché du ciment. Ces agissements, qui contreviennent aux dispositions en vigueur en matière de commerce et de protection des consommateurs, sont de nature à perturber le fonctionnement normal du marché, à fausser la concurrence et à porter préjudice aux populations.

Il s’agit notamment des lenteurs dans les procédures des formalités de douane et de transit dans le ravitaillement en matières premières, des perturbations de l’alimentation énergétique (délestages et baisse de tension), de la baisse de l’offre de camions liée en partie au déclassement des camions hors gabarit, de la forte demande des consommateurs au regard des différents chantiers de construction en cours.
Face à cette situation, le gouvernement a engagé d’importantes mesures (dont des concertations avec les cimenteries), afin d’améliorer la production nationale et de renforcer l’approvisionnement du marché.
En dépit de l’amélioration constatée (la production nationale a connu une hausse de 9, 65%, de la première quinzaine de mars 2026 à fin mai 2026), la demande nationale reste insatisfaite.
D’où de nouvelles mesures qui prennent effet dès ce jeudi 11 juin 2026 et qui viennent renforcer celles précédentes. « Une attention particulière sera accordée à la transparence des circuits de distribution ainsi qu’à la disponibilité du produit sur le marché national, dont les prix demeurent inchangés, soit 100 000 FCFA /tonne pour le CPJ et 115 000 FCFA/tonne pour le CPA 45. Ainsi, tous les acteurs, des cimenteries aux distributeurs en passant par les grossistes, devront désormais fournir toutes les informations sur les stocks produits et mis dans les circuits de distribution. A partir du 11 juin 2026, tout camion sorti d’usine ou aperçu en circulation sans les documents nécessaires verra son chargement saisi et confisqué, et tous les auteurs impliqués seront sanctionnés conformément à la réglementation en vigueur », a annoncé le coordonnateur général de la BMCRF, Sanibé Faho, qui invite par ailleurs les populations à dénoncer les pratiques contraires à la réglementation à travers les numéros verts (80 00 11 84 ; 80 00 11 85 ; 80 00 11 86).
Lefaso.net
