Kadiogo: Paul Soderé décroche son doctorat avec une étude sur la lutte contre l’antibiorésistance
Ouagadougou, 9 juin 2026 (AIB)-Paul Soderé a soutenu avec succès, mardi, sa thèse de doctorat unique à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou devant un jury international. À l’issue de sa présentation, il a obtenu le grade de docteur en microbiologie et sécurité sanitaire des aliments avec la mention Très honorable. Intitulée « Potentiel antibactérien de la combinaison d’huiles essentielles et d’antibiotiques sur des bactéries antibio résistantes impliquées dans les toxi-infections alimentaires », la recherche de Dr Paul Soderé porte sur l’une des préoccupations majeures de santé publique à l’échelle mondiale : la résistance des bactéries aux antibiotiques.
Selon l’impétrant, l’objectif principal de cette étude était d’évaluer la capacité des huiles essentielles issues de plantes médicinales à renforcer l’action des antibiotiques contre des bactéries pathogènes devenues résistantes aux traitements conventionnels.
Pour le nouveau docteur, les résultats obtenus sont porteurs d’espoir dans la lutte contre l’antibiorésistance.
« La résistance bactérienne aux antibiotiques constitue aujourd’hui une véritable menace pour la santé publique. À travers cette étude, nous avons montré qu’il est possible d’utiliser certaines plantes médicinales locales en combinaison avec les antibiotiques afin de restaurer la sensibilité de certaines bactéries à ces antibiotiques », a-t-il expliqué.
Dr Paul Soderé s’est réjoui de l’aboutissement de plusieurs années de recherches et de l’appréciation favorable de ses travaux par le jury.
Le directeur de thèse, le Pr Marius Somda, a salué la qualité scientifique du travail présenté ainsi que la pertinence du sujet abordé.
« Cette thématique est d’une grande actualité parce qu’elle s’intéresse à la recherche de solutions face à l’antibiorésistance qui constitue un important problème de santé publique », a-t-il déclaré.
Selon le Pr Somda, les recherches ont porté principalement sur deux plantes médicinales bien connues et largement utilisées dans la pharmacopée traditionnelle burkinabè, à savoir Laggera aurita et Hyptis suaveolens .
Il a souligné que les résultats obtenus pourraient contribuer à la mise au point de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur la valorisation des ressources naturelles locales.
Il a également plaidé pour une large diffusion du document auprès des décideurs et des acteurs du secteur de la santé, notamment le ministère en charge de la Santé, afin de permettre une meilleure exploitation des conclusions de cette étude.
Cette soutenance témoigne de la contribution de la recherche scientifique burkinabè à la quête de solutions innovantes pour améliorer la santé des populations et renforcer la sécurité sanitaire des aliments.
Agence d’Information du Burkina
HEY/ata
