La nouvelle économie politique

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Comme le rappelait fort à propos notre éditorialiste hier lundi, le Plan relance 2026-2030 vise à bâtir une économie forte et prospère au profit de tous et de chacun et basé sur nos ressources propres. Cela suppose donc une nouvelle économie politique, avec l’appropriation par l’Etat d’une part importante des moyens de production qui doit être comprise comme une appropriation par la Nation plutôt que par une classe particulière afin que l’effort d’investissement réalisé par les entreprises publiques soit la manifestation d’une politique nationale de développement dans l’indépendance.

Un capitalisme d’Etat dans ses structures et nationaliste dans sa logique, avec un système dirigiste où tout ou partie des moyens de production sont légalement la propriété de l’Etat ou contrôlés par des organismes publics. Une phase intermédiaire pour atteindre la société socialiste à laquelle nous aspirons tous. S’il faut, en effet, éveiller la majorité de la population à la nécessité d’une révolution socialiste (à travers des options principielles et une plateforme programmatique), il ne faut pas pour autant occulter la nécessité de prendre des mesures révolutionnaires urgentes et indispensables pour combattre la désorganisation économique.

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Outre la nationalisation du sol déjà effective, le contrôle du système financier et bancaire est nécessaire pour la mise en œuvre de la plateforme programmatique de la Révolution. Ces mesures qui constituent les premiers pas vers le socialisme sont parfaitement réalisables du point de vue économique. On doit donc redonner à l’Etat toute sa centralité à l’étape actuelle de notre processus socio-économique. Cela, enfin comme le disait Engels, pour que « les antagonismes, les classes aux intérêts économiques opposés ne se consument pas, elles et la société en une lutte stérile ». D’où le besoin comme sus-indiqué d’un pouvoir qui, « placé en apparence au-dessus de la société, doit estomper le conflit, le maintenir dans les limites de l’ordre ».

Ici se trouve exprimée l’idée fondamentale des révolutionnaires sur le rôle historique et la signification de l’Etat. C’est donc sur cette démarche principielle et programmatique que le camarade-Président du Faso, Ibrahim Traoré a lancé le processus de refondation politique, économique et sociale du pays qui va entraîner un bond qualitatif dans tous les domaines et condamner ad vitam aeternam la contre-révolution à la déshérence. D’où le regain d’activité des contre-révolutionnaires et des révisionnistes qui veulent « exploser » la révolution à coups de rumeurs, de désinformation et de mésinformations pour ramener l’ordre ancien.

Face à cette campagne de propagande, la nécessité se pose de rattacher la politique à un organe d’avant-garde où ceux qui possèdent de fermes principes et un plan approprié sont les régulateurs suprêmes de la lutte de l’organe auquel ils dictent l’exécution de leur plan. La vigilance est d’autant plus nécessaire que beaucoup de Burkinabè sont peu expérimentés en matière de révolution. Ce n’est pas de « l’autocratisme » mais plutôt un travail de conscientisation pour mettre à bas les théories éculées sur le « large démocratisme » dont la Révolution progressiste populaire (RPP) ne peut s’accommoder.

Déjà, les résultats de l’expérience de la RPP sont sous nos yeux et prouvent à satiété qu’elle a bien compris son devoir à cette étape de notre marche sociopolitique et économique. Le peuple souverain continue donc sa marche résolue vers le progrès et l’espérance pour tous.

Boubakar SY

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

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