‎Bogandé : les « 48 heures de ma culture, mon identité » célèbrent la transmission des savoir-faire artisanaux

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‎Bogandé : les « 48 heures de ma culture, mon identité » célèbrent la transmission des savoir-faire artisanaux

‎Bogandé, 31 mai 2026 (AIB) – Le Haut commissaire de la province de la Gnagna, Jean Baptiste Beogo a présidé du 30 au 31 mai 2026 à Bogandé la première édition des « 48 heures de ma culture, mon identité », initiée par le consortium Association une vie , un métier des couturières(AVMC) de Bogandé, le centre de formation Yarga multiservices (CFYMS) et de Yantiari innova développement consulting.

Placée sous le thème « La transmission des savoir-faire artisanaux comme pilier de mon identité culturelle », la manifestation a réuni autorités administratives, coutumières, militaires, acteurs culturels et populations autour de la valorisation du patrimoine culturel local.

‎Pendant deux jours, l’auberge populaire Koamba Lankoandé de Bogandé a servi de cadre à une série d’activités visant à promouvoir les valeurs culturelles, l’intégrité et le patriotisme à travers la transmission des savoir-faire artisanaux aux jeunes générations.

‎Selon le président du comité d’organisation, Moussa Yarga, cette initiative entend contribuer à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de la province en mettant en lumière des métiers traditionnels tels que le tissage, la poterie, la forge et d’autres pratiques ancestrales menacées de disparition.

‎L’un des moments intellectuels majeurs de cette première édition a été l’organisation de deux panels de réflexion, animés par le directeur provincial de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme de la Gnagna, Christian Zoungrana, assisté de Djingribouga Xavier Noali, assistant culturel provincial.

‎Le premier panel, intitulé « Enjeux territoriaux et culturels : l’artisanat local comme vecteur d’identité et de développement sous-régional », a permis aux participants d’examiner les liens étroits entre patrimoine culturel, développement économique et cohésion sociale. Les échanges ont mis en évidence le rôle stratégique de l’artisanat dans la valorisation des identités locales, la création d’emplois et le rayonnement des territoires.

‎Le second panel, consacré aux « Modèles de mentorat et d’apprentissage : de maître à novice, réinventer les modèles de transmission intergénérationnelle dans notre sous-région », a suscité un vif intérêt. Les intervenants ont souligné l’urgence de préserver les savoir-faire traditionnels à travers des mécanismes adaptés de transmission entre anciens et jeunes, dans un contexte marqué par les mutations sociales et l’influence croissante de la modernité.

‎À travers ces cadres d’échanges, les participants ont insisté sur la nécessité de faire de la transmission des connaissances un véritable investissement pour l’avenir. Les discussions ont également mis en lumière le rôle central des détenteurs de savoirs traditionnels, considérés comme des gardiens de mémoire et des repères pour les nouvelles générations.

‎L’un des temps forts de l’évènement a été le match de football ayant opposé les familles Tindano et Haro, deux communautés unies par le cousinage à plaisanterie. Au terme d’une rencontre disputée dans un esprit de fraternité et de fair-play, la famille Tindano s’est imposée sur la plus petite des marges (1-0).

‎Les visiteurs ont également découvert des expositions de savoir-faire traditionnels et des créations artisanales réalisées par différentes communautés de la province.

‎Les autorités administratives, coutumières et militaires ont, par ailleurs, pris part à une séance de dégustation de mets locaux, mettant en valeur la richesse culinaire de la Gnagna et le savoir-faire des femmes transformatrices.

‎Le Haut-commissaire de la province de la Gnagna, Jean Baptiste Beogo, a salué l’initiative des organisateurs, estimant qu’elle contribue à la préservation et à la valorisation du patrimoine culturel local.

Selon lui, la transmission des savoir-faire artisanaux aux jeunes générations constitue un enjeu majeur pour la sauvegarde de l’identité culturelle, le renforcement de la cohésion sociale et la promotion d’un développement fondé sur les ressources et les valeurs propres aux communautés de la province.

‎Pour les promoteurs, cette première édition a permis d’offrir un cadre d’échanges interculturels, de renforcer le dialogue entre les communautés et de sensibiliser les populations à l’importance de la préservation des valeurs culturelles locales.

‎Au regard de la forte mobilisation enregistrée, les organisateurs ambitionnent d’inscrire cette manifestation dans la durée afin de faire de la culture un véritable levier de développement, de cohésion sociale et de résilience communautaire dans la province de la Gnagna.


‎     Agence d’information du Burkina

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Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

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