La Guinée vient de franchir une nouvelle étape importante dans sa stratégie d’industrialisation, avec la signature d’un accord pour la construction d’une raffinerie d’alumine. Ce projet, issu de l’accord-cadre sino-guinéen conclu lors du sommet du FOCAC en 2026 entre le président Mamadi Doumbouya et son homologue Xi Jinping, marque une avancée majeure dans la transformation locale des ressources minières du pays.
Avec ce nouvel accord, le pays va donc porter à trois le nombre de raffineries d’alumine depuis son indépendance. Le projet prévoit une capacité de production estimée à 1,2 million de tonnes par an, pour un investissement global d’environ 1,68 milliard de dollars, dont 1,12 milliard consacré aux infrastructures de raffinage. À côté de ce projet, deux autres sont déjà en développement : celui de SPIC, attendu pour 2027, et celui du Winning Consortium Alumina Guinea, prévu pour 2028.
La mise en œuvre sera encadrée par un dispositif contractuel strict, avec des engagements de performance, des jalons techniques et un mécanisme de suivi pour s’assurer du respect des délais et de la qualité.
Au-delà de l’aspect purement industriel, le projet met aussi l’accent sur la formation et le développement du capital humain, en lien avec l’initiative Simandou Academy. Il est notamment prévu 500 bourses d’études sur 20 ans dans les filières techniques et industrielles, ainsi que la construction d’une école d’ingénieurs en Guinée, capable d’accueillir jusqu’à 100 étudiants par filière et par an sur une période de 10 ans.
Cette dynamique s’inscrit dans le cadre du Programme Simandou 2040, qui ambitionne la mise en place de cinq raffineries d’ici 2030. L’objectif est clair : réduire la dépendance à l’exportation brute des matières premières et renforcer la transformation locale.
Djamila Kambou
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