Burkina Faso : Depuis 30 ans, le Centre de promotion sociale de Houndé offre une seconde chance aux jeunes filles vulnérables

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À Houndé, le ministère en charge de la Famille dispose d’un centre d’éducation et de promotion sociale spécialisé dans la couture et ouvert aux jeunes filles. Une équipe de journalistes a pu découvrir ce centre, vieux de 30 ans, ce 17 mai 2026.

Créé en 1996, le centre d’éducation et de promotion sociale de Houndé a été pensé pour promouvoir et protéger les familles face à la pauvreté. Il reçoit des jeunes filles vulnérables qui sont formées en coupe-couture.

Il s’agit de jeunes filles déscolarisées ou non scolarisées ainsi que des déplacées internes. À la fin de leur formation, elles participent au Certificat de qualification professionnelle (CQP).

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En trois ans de formation pour une scolarité de 20 000 francs CFA par an, elles ressortent aptes à coudre des vêtements et accessoires en tissus.

« Lorsque vous faites le tour de la province du Tuy, notamment de la commune de Houndé, si vous voyez un atelier de couture tenu par une dame, vous allez vous rendre compte que cette dernière est passée par ce centre ici », a déclaré Brama Traoré, Directeur provincial de la Famille, de la Solidarité et du Tuy et premier responsable du centre. Elles ont pu présenter leurs créations aux visiteurs, notamment des layettes, des couvre-chefs, des chemises, des robes.

Christine Nabié, 14 ans, est inscrite en première année. Par manque de moyens pour poursuivre sa scolarité, elle a été inscrite dans le centre afin d’apprendre un métier qui lui permettra de subvenir aux besoins de sa famille. « J’étais à l’école Sokoura mais ça n’allait pas. C’est à cause de ça que je suis venue pour apprendre, pour aider ma famille », a-t-elle confié. Comme elle, 103 autres apprenantes sont inscrites cette année.

Ces jeunes filles sont exposées aux risques de grossesses non désirées ou de mariages forcés. En dehors de l’encadrement en coupe-couture, elles sont éduquées sur la vie familiale et en compétences de vie courante, face aux risques de grossesses. « C’est ça qui fait la particularité de notre centre par rapport aux autres centres de couture que vous trouverez dans la province », a souligné Brama Traoré.

Cependant, en fin de formation, les jeunes filles ne sont pas accompagnées de kits d’installation ou de démarrage, ce qui cause des difficultés pour la mise en pratique du savoir acquis. Cela est dû aux difficultés de financement rencontrées par le centre. Néanmoins, elles sont encouragées par les formateurs à rejoindre des ateliers de couture afin de renforcer leurs compétences. Elles bénéficient aussi d’une formation en saponification à leur sortie. « Lorsque vous êtes dans votre atelier et que ça ne marche pas, vous pouvez vous asseoir, produire du savon liquide ou solide pour pouvoir vendre », a expliqué le responsable du centre.

En perspective, Brama Traoré et ses collègues comptent intégrer le tissage du Faso Dan Fani et la production du Kôkô Dunda dans les modules de formation du centre.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

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