Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé qu’il ne démissionnera pas, malgré la mise en place d’une procédure parlementaire visant à examiner des accusations de faute grave dans une affaire de vol d’argent non déclaré.
Dans une allocution télévisée, il a affirmé qu’il contesterait juridiquement les conclusions d’un rapport parlementaire évoquant des éléments crédibles d’irrégularités, liés à la dissimulation présumée de plusieurs centaines de milliers de dollars retrouvés dans sa propriété privée. Cette affaire a relancé les débats politiques dans le pays et suscité de fortes réactions de l’opposition, qui réclame sa démission.
Le Parlement sud-africain a enclenché la mise en place d’une commission chargée d’examiner les faits, une étape pouvant conduire à une procédure de destitution si les éléments sont jugés suffisamment graves. Le chef de l’État reste toutefois soutenu par son camp politique, qui dispose encore d’une influence importante au sein de l’Assemblée.
Ramaphosa, de son côté, rejette les accusations et affirme que les fonds concernés proviennent d’activités légales, tout en maintenant sa volonté de rester en fonction pendant le déroulement des procédures.
La situation reste donc ouverte, entre enquête parlementaire et bataille juridique annoncée.
Yolande Bazié
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