
La 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) se poursuit à Bobo-Dioulasso, malgré les caprices de la météo. À la suite de la forte pluie qui s’est abattue sur la ville dans la soirée du dimanche 26 avril et dans la matinée du lundi 27 avril 2026, des dégâts ont été enregistrés, notamment sur le site de la foire où plusieurs exposants ont été impactés.
Face à cette situation, une intervention rapide des sapeurs-pompiers a permis de maîtriser les eaux de ruissellement et de limiter les conséquences. Grâce à leur mobilisation, les installations ont été remises en état, permettant ainsi la poursuite normale des activités. Soucieux du bon déroulement de cette biennale culturelle, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Gilbert Ouédraogo, s’est rendu sur le terrain pour constater de visu l’ampleur des dégâts et témoigner son soutien aux exposants sinistrés. Il était accompagné pour l’occasion de son homologue nigérien, venu partager ce moment de solidarité.

Un message d’encouragement et de résilience
À l’issue de cette visite, le ministre Gilbert Ouédraogo a salué la réactivité des forces engagées sur le terrain, notamment les forces de défense et de sécurité ainsi que la commission en charge de la sécurisation de l’événement. Il a également exprimé sa reconnaissance pour le bon déroulement global de la SNC depuis son ouverture. « Nous rendons grâce à Dieu parce que depuis le début, tout se passe très bien. Certes, nous avons connu quelques désagréments liés à la forte pluie, mais c’est une pluie dont notre pays a besoin », a-t-il indiqué.

Le ministre a reconnu que certains exposants ont subi des pertes matérielles, tout en mettant en avant leur capacité d’adaptation face à l’épreuve. « Certains ont perdu quelques effets, d’autres ont pu se réadapter. C’est aussi cela la résilience », a-t-il souligné, tout en saluant leur engagement à poursuivre leurs activités malgré les difficultés.

Malgré les dégâts enregistrés, le site de la foire a rapidement retrouvé son dynamisme. Les stands ont été réorganisés et les activités commerciales ont repris, attirant de nombreux visiteurs. L’engouement du public reste intact, preuve de l’importance de cet événement dans la promotion du patrimoine culturel burkinabè. Le ministre a rappelé que la SNC constitue un espace privilégié de valorisation du savoir-faire local. « C’est un espace de commercialisation dédié à nos artisans, à tous ceux qui ont un savoir-faire. C’est ainsi que nous pouvons développer l’industrie de la culture », a-t-il laissé entendre.

Hommage aux partenaires et appel à la discipline
Gilbert Ouédraogo a également adressé ses remerciements à l’ensemble des partenaires ayant contribué à l’organisation de cette édition, soulignant leur rôle déterminant dans la prise en charge de plusieurs aspects logistiques. Il a félicité le comité national d’organisation pour les efforts consentis afin de relever les défis rencontrés. Dans son intervention, il a lancé un appel à la discipline à l’endroit des festivaliers. « Pour que la fête soit belle jusqu’à la fin, il faut que nous soyons disciplinés et respectueux des consignes », a-t-il lancé.
Au-delà de la foire et des animations « off », le ministre a insisté sur l’importance du Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL), dont les compétitions se tiennent chaque soir à la Maison de la culture. Il a invité les festivaliers à ne pas manquer ces prestations artistiques qui constituent le cœur de la manifestation. Enfin, il a tenu à saluer le travail des professionnels des médias pour leur contribution à la visibilité de l’événement. « Vous êtes sur tous les fronts pour accompagner cette édition. C’est de cette presse patriotique dont nous avons besoin », a-t-il affirmé.
Romuald Dofini
Lefaso.net
