
Deux mois durant, 247 acteurs issus du secteur privé, de l’administration publique, des associations de la société civile, ont renforcé leurs capacités en matière de prévention et de lutte contre la corruption. Ils ont suivi assidument la formation et passé avec brio les évaluations finales pour les certificats en Management anti-corruption (MAC) et en Mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption (MPLCC). Ce 28 avril 2026, ils ont reçu leurs parchemins de fin de formation.
Les formations pour les certificats en Management anti-corruption (MAC) et en Mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption (MPLCC) initiés par le Centre de formation et de recherche anti-corruption (CFRAC) du REN-LAC, se sont déroulées du 14 juin au 4 août 2025. Le MAC a enregistré 65 inscrits avec à l’arrivée 43 admis à l’issue de l’évaluation finale. Quand au MPLCC, ce sont 204 candidats sur 275 inscrits qui ont bouclé effectivement la formation.
Ils sont désormais outillés pour contrer la corruption dans leurs sphères de travail. Babou Zio, chargé de programme gouvernance politique et locale au Laboratoire Citoyenneté, a pris part au certificat en management anti-corruption. Entre autres modules abordé, il évoque le cadre juridique de lutte contre la corruption, les institutions de lutte contre la corruption, la cartographie des risques encourus en matière de lutte contre la corruption ainsi que des mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption. « À la sortie de la formation, l’ensemble des participants se dit satisfait de la qualité des modules qui leur ont été dispensés », a-t-il fait savoir.

Le directeur du CFRAC, Pr Florent Hien, les a exhortés à mettre en application ce qu’ils ont appris. » En recevant ces certificats, vous changez de statut pour passer désormais de simples observateurs de la gestion publique ou privée en des acteurs de transformation sociale. Les connaissances que vous avez acquises sur la cartographie des risques, les codes de conduite, etc. ne doivent pas dormir dans vos tiroirs. Elles doivent être le levain qui fera lever la pâte d’une nouvelle gouvernance dans vos bureaux, vos salles de classe et vos chantiers de conseils. C’est pourquoi je vous exhorte à être courageux », les a-t-il invités.
Pr Florent Hien a indiqué que le certificat en management anti-corruption, a été initié afin de doter les différentes institutions d’instruments de gestion durables, pour leur permettre d’anticiper et de d’étouffer la corruption par des systèmes de gestion rigoureux.

Quant au certificat en mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption, son objectif est d’outiller chaque participant sur les procédures de mise en place de mécanismes internes de monitoring de la corruption à travers l’élaboration de la cartographie des risques.
Le représentant du contrôleur général d’État de l’Autorité supérieure de contrôle de l’État et de lutte contre la corruption (ASCE/LC), Aimé Nana a affirmé que les certificats mis en place par le CFRAC, marquent une évolution stratégique remarquable qui vise à dépasser le stade nécessaire de la dénonciation pour bâtir une véritable expertise nationale.

» Je vous exhorte à appliquer sans aucun compromis les connaissances acquises et à refuser la tentation de la facilité, même lorsqu’elle se pare des visages familiers de la pression hiérarchique ou de l’intérêt immédiat. Soyez des ambassadeurs de l’intégrité dans vos organisations, dans vos familles et dans vos cercles sociaux, car la lutte ne se gagne pas uniquement dans le secret des bureaux de contrôle, mais elle s’emporte d’abord dans les esprits et dans ces petites décisions courageuses que l’on prend lorsque personne ne nous regarde », a-t-il dit à l’endroit des récipiendaires.

Armelle Ouédraogo
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