Un an après les violences postélectorales d’octobre 2025, la Tanzanie engage une série de réformes pour consolider ses institutions et favoriser l’apaisement. La présidente Samia Suluhu Hassan a présenté plusieurs mesures fondées sur les recommandations d’une commission d’enquête indépendante.
Parmi les principales annonces figure la révision constitutionnelle, qui devrait s’appuyer sur les conclusions du rapport dirigé par Mohamed Chande Othman.
L’objectif est d’adapter le cadre institutionnel afin de mieux répondre aux attentes politiques et sociales exprimées lors de la crise.
Le gouvernement prévoit également la mise en place d’une commission de réconciliation, chargée de promouvoir le dialogue entre les différentes composantes de la société et de contribuer à restaurer la cohésion nationale.
Autre mesure importante est la création d’un organe d’enquête criminelle. Cette structure aura pour mission d’examiner les circonstances des violences, d’identifier les responsabilités et de faire la lumière sur les cas de disparitions, ainsi que sur les accusations de destructions de biens et d’atteintes aux personnes.
Ces réformes s’inscrivent dans une démarche plus large visant à renforcer la gouvernance et la transparence, tout en tirant les enseignements des événements survenus après l’élection présidentielle.
En mettant l’accent sur les ajustements institutionnels et le dialogue, les autorités tanzaniennes cherchent ainsi à ouvrir une nouvelle phase, orientée vers la stabilité et la consolidation du cadre démocratique.
Yolande Bazié
L’article Politique/Tanzanie : après les violences, Samia Suluhu Hassan mise sur des réformes institutionnelles est apparu en premier sur Nouvelles Afrique.
