Burkina Faso : EDEC appelle à un sursaut patriotique contre le Faso Dan Fani et kôkô dunda contrefaits

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Dans les établissements scolaires des régions du Kadiogo, du Nazinon, de l’Oubri, du Tannounyan, du Guiriko et du Djorô, une partie des tenues Faso Dan Fani et kôkô dunda portées par les élèves sont fabriquées à base de fils importés ou contrefaits. C’est ce qu’ont constaté les membres de l’Association Éduquer pour Développer – Éveil de Consciences (EDEC) Burkina-Afrique après une tournée de trois ans pour la promotion des pagnes traditionnels. Ils ont partagé leurs observations ce 24 avril 2026 à Ouagadougou.

Si l’usage du Faso Dan Fani contrefait ou importé dans les régions concernées varie entre 20% et 50%, les membres de l’association ont observé que le port du kôkô dunda contrefait ou importé atteint 95% à 98%. « Aujourd’hui, on constate avec la plus grande satisfaction que beaucoup d’établissements scolaires et universitaires ont adopté le port du pagne tissé. Mais conformément à la politique et aux injonctions du gouvernement, le constat est amer en général, et encore plus grave en milieu scolaire », a déploré Abdoulaye Kouanda, président de EDEC Burkina-Afrique.

Plusieurs raisons expliquent cette situation selon l’association, notamment le non-respect de l’esprit de la mesure obligeant le port des pagnes traditionnels dans les écoles, l’ignorance de la différence entre contrefaçons et originaux, ainsi que l’attrait pour le bas prix des pagnes non authentiques.

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Solutions proposées par EDEC Burkina-Afrique

Pour y remédier, EDEC Burkina-Afrique recommande de confier la production, la transformation et la distribution des tenues scolaires en Faso Dan Fani et kôkô dunda à un donneur d’ordre unique au niveau de la filière coton-textile, comme la Confédération des Textiles et Habillement (CCTH). Le coût officiel serait arrêté de commun accord avec tous les acteurs impliqués, garantissant une qualité proportionnelle au prix.

L’association propose aussi de désigner un interlocuteur privilégié au niveau de l’administration scolaire, comme le chef de circonscription ou le président du conseil d’école, pour superviser la distribution.

EDEC Burkina-Afrique invite les autorités à mettre en place des comités de contrôle pour vérifier la qualité des pagnes livrés aux établissements, afin de préserver la santé des apprenants et de respecter la promotion du consommons local. La Brigade de lutte contre la contrefaçon (BMCRF) et la Brigade Laabal sont appelées à traquer les « bandits et terroristes de la culture et de l’économie burkinabè ». « À l’ensemble de la population, nous appelons à un sursaut patriotique. Il n’y a aucune fierté à porter un pagne imprimé aux motifs du Faso Dan Fani ou du kôkô dunda alors qu’il est contrefait ou importé », a lancé Abdoulaye Kouanda.

À son avis, porter plusieurs tenues importées qui font de la concurrence déloyale, plutôt qu’un seul complet authentique en fil national issu de notre coton, ne valorise ni le travail des tisserands ni l’économie locale.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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Author: The Insider

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