
L’ONG International rescue committee (IRC) a organisé un atelier de redevabilité, de capitalisation et d’apprentissage de son projet dénommé « Protection et assistance sanitaire dans les régions d’urgence au Burkina Faso (PHASE) », le jeudi 23 avril 2026 à Dédougou. Après environ une année de mise en œuvre dans les régions de Bankui et du Sourou, la clôture est attendue à la fin de ce mois d’avril. Ce projet enregistre un bilan satisfaisant, selon ses responsables.
Le projet Protection et assistance sanitaire dans les régions d’urgences au Burkina Faso (PHASE), débuté en juin 2025 dans les régions de Bankui et du Sourou, sera clôturé le 30 avril 2026. C’est pourquoi les parties prenantes à la mise en œuvre de ce projet, avec l’International rescue committee (IRC) en tête, se sont conviées à Dédougou, capitale de la région de Bankui, pour rendre compte des résultats atteints, des difficultés rencontrées, des bonnes pratiques et des leçons apprises. Cet atelier qui annonce la fin imminente du projet est aussi le lieu de présenter les stratégies de sortie et celles envisagées pour le maintien et la pérennisation des acquis engrangés.

L’atelier a été présidé par le haut-commissaire de la province du Mouhoun, Bassouleymane Ouattara, représentant le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou. Prévue pour 24 heures, l’activité a réuni autour de la même table les acteurs de mise en œuvre et leurs partenaires, les bénéficiaires et les services techniques déconcentrés de l’Etat pour dresser le bilan de ce projet qui aura contribué à l’amélioration de la santé, de la nutrition, de l’hygiène et l’assainissement et la protection de l’enfance à l’échelle des deux régions.

Et ce n’est pas Kadiatou Sawadogo qui dira le contraire. Pour cause, son enfant a été sauvé de la malnutrition grâce à l’intervention du projet PHASE. Dans un témoignage empreint d’émotion et de reconnaissance, elle a laissé entendre que ce projet a apporté de la plus-value dans leur vécu quotidien.

Selon le chef de projet à l’ONG IRC, Sayouba Savadogo, le projet a touché les districts sanitaires de Toma, Nouna, Solenzo et Dédougou à travers des activités comme le renforcement des capacités des agents communautaires de santé, l’amélioration de la qualité de la prise en charge sanitaire et la réalisation d’incinérateurs dans des centres de santé.

Contribution à la réouverture des structures sanitaires
Ce programme a permis de faciliter l’accès à l’eau potable par la réhabilitation de pompes à motricité humaine ou la disposition des poches d’eau autonomes dans de nombreux centres sanitaires. A cela s’ajoute la dotation des structures sanitaires de la zone d’intervention du projet en kits d’hygiène « pour leur permettre de lutter contre les maladies », a souligné M. Savadogo. Avec satisfaction, il a avoué que « tous les indicateurs que nous devons suivre dans le cadre de ce projet sont au vert ».
Avant de se réjouir que le projet PHASE a eu un impact positif en répondant aux besoins des bénéficiaires et à ceux du ministère de la Santé et du système sanitaire dans son ensemble. Ces acquis se doivent d’être pérennisés, a fait remarquer le chef de projet. D’ores et déjà, les acteurs communautaires et les agents de santé ont été capacités dans l’optique d’assurer la continuité des activités après le projet, a-t-il expliqué. Quant à la gestion des infrastructures dans le volet WASH, des comités sont installés pour le suivi et la maintenance, a-t-il relevé.

Les acteurs étatiques locaux en charge de la santé apprécient positivement l’initiative. Le projet ayant accompagné la réouverture des formations sanitaires qui étaient en arrêt de fonctionnement en soutenant des actions entreprises dans les différents districts sanitaires. Le médecin-chef du district sanitaire (MCD) de Dédougou, Dr Nathalie Ouadéba, a indiqué que les MCD ont joué le rôle de coordination, chacun à l’échelle de son district, pour la mise en œuvre réussie des activités. A l’en croire, le projet a permis de doter des structures de soins en matériel médicotechnique, renforçant ainsi le système de santé.
Le haut-commissaire, Bassouleymane Ouattara, a salué la particularité de ce projet qui a consisté à apporter secours et assistance à des personnes affectées par les crises, les conflits et les catastrophes naturelles, donc des communautés vulnérables. Il note par ailleurs que sa mise en œuvre a « considérablement » amélioré les conditions de vie d’un large public à travers les deux régions.
Alphonse Dakuyo
Lefaso.net
