L’Agence burkinabè de l’énergie atomique (ABEA) a organisé, ce 20 avril 2026, un atelier de formation au profit des membres du Comité de mise en œuvre du programme électronucléaire au Burkina Faso (CMPE-BF). Cette session porte sur les rôles et responsabilités de l’organisme d’implémentation du programme ainsi que sur l’élaboration du rapport d’auto-évaluation.
L’énergie électronucléaire représente pour le pays une opportunité majeure pour garantir un approvisionnement durable, stable et compétitif, tout en soutenant le développement économique et social. Pour parvenir à sa concrétisation, le CMPE-BF a été instauré avec pour mission d’assurer la coordination des études techniques, économiques et stratégiques, de structurer les interactions institutionnelles et de garantir la cohérence des actions entreprises.
Toutefois, au regard de la complexité, de la transversalité et des exigences internationales en la matière, le renforcement des capacités des membres du comité est apparu impératif. Selon le directeur général de l’ABEA, Harouna Sawadogo, la réussite de ce programme repose sur une organisation rigoureuse, une coordination efficace et une mobilisation sans faille de l’ensemble des parties prenantes.
« Cet atelier vise précisément à nous doter d’outils conceptuels, méthodologiques et opérationnels nécessaires pour assurer pleinement nos responsabilités dans les phases clés du développement de l’infrastructure électronucléaire », a-t-il déclaré.

Il a laissé entendre que l’approche par étapes recommandée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) constitue le socle méthodologique de leur démarche. « Elle nous guide avec rigueur dans la construction progressive d’un programme nucléaire sûr, sécurisé et durable ; mais au-delà des outils, c’est notre capacité collective à nous approprier cette démarche qui fera la différence », a-t-il précisé.
De l’avis de Harouna Sawadogo, l’élaboration du rapport d’auto-évaluation au cœur de cet atelier représente une étape cruciale. « Ce document permettra d’évaluer objectivement notre niveau de préparation à l’introduction de l’énergie nucléaire, d’identifier nos forces, de reconnaître nos insuffisances et de tracer une feuille de route claire pour les actions à venir », a-t-il informé.
Cette formation, qui se tient du 20 au 24 avril 2026, réunit une quarantaine d’acteurs. Au cours de ces travaux, il sera question de présenter l’approche par étapes (Milestones Approach) de l’AIEA et de définir les rôles et responsabilités du CMPE-BF lors des phases 1 et 2 du développement de l’infrastructure nucléaire.
Le programme prévoit également le partage d’expériences d’États membres en matière d’organisation du programme électronucléaire (PEN), de coordination des études de préfaisabilité et de préparation du rapport d’auto-évaluation (SER). Par ailleurs, l’atelier vise à sensibiliser les hauts responsables et les institutions clés sur les enjeux du secteur afin de définir une feuille de route pour la finalisation du SER et la préparation de la mission INIR du pays.
Le directeur général de l’Agence burkinabè de l’énergie atomique a rappelé que la création de cette structure est un acte fort, traduisant la volonté du président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, de doter le pays d’un cadre institutionnel capable de porter une vision ambitieuse et souveraine en matière d’énergie.
Il a invité les participants, qu’il a qualifiés d’« architectes de cette ambition nationale », à s’inspirer des exemples du Ghana et du Rwanda, tout en restant fidèles au contexte, aux réalités et aux priorités du Burkina Faso.
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