Art photographique : Harouna Marané explore le lien homme-cheval dans une exposition

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Les regards étaient tournés vers les Ateliers Maaneeré, samedi 11 avril 2026, à l’occasion du vernissage de l’exposition photographique « Le cheval, l’âme d’un peuple » de l’artiste Harouna Marané. Amateurs d’art, professionnels de la photographie et curieux se sont retrouvés autour d’une œuvre qui interroge, au-delà de l’image, le lien profond entre l’homme et cet animal emblématique au Burkina Faso.

Pour Harouna Marané, la démarche est d’abord personnelle. « Je suis fils d’un cavalier », confie-t-il, évoquant une enfance bercée par la présence des chevaux. Mais au-delà de l’histoire familiale, le photographe revendique une inspiration puisée dans l’omniprésence du cheval dans la société burkinabè, des cérémonies officielles à celles traditionnelles.

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Les proches de l’artistes sont passés l’encourager

L’exposition des 28 œuvres se déploie en deux temps. D’un côté, un retour historique, rendu par le choix du noir et blanc, pour « faire le lien passé-présent », selon les mots de Harouna Marané. De l’autre, un regard contemporain sur la place que la nouvelle génération accorde encore à cet animal. « Le choix esthétique du noir et blanc, loin d’être anodin, vise à « faire le lien entre le passé et le présent », explique-t-il.

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L’oeuvre (Penser cheval) est le coup de coeur du photographe Dieudonné Ouoba, venu soutenir l’exposant Harouna Marané

La scénographie, conçue avec l’équipe des Ateliers Maaneeré, a découpé cet ensemble en thématiques distinctes, selon Maxime Sondo, administrateur culturel. Il s’agit de la complicité homme-cheval, des courses hippiques, de l’usage culturel et traditionnel, des figures féminines et de la dimension purement artistique, illustrée par des jeux d’ombres saisissants. « On a voulu permettre aux visiteurs de mieux comprendre la réflexion de l’artiste », a-t-il expliqué.

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Harouna Marané expliqué une de ses oeuvres aux visiteurs du jour

Des œuvres qui parlent à chacun

Le journaliste culturel et photographe Bouréma Pacéré se dit « émerveillé par la qualité et la pertinence du thème », soulignant que « le cheval est l’emblème même du Burkina Faso ». Pour lui, l’exposition révèle une richesse insoupçonnée d’histoires liées à cet animal.

Même enthousiasme du côté du photographe Dieudonné Ouoba, qui salue une mise en valeur réussie d’un symbole national. Certaines œuvres, illustrant la communication entre l’homme et le cheval, l’ont particulièrement marqué.

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Romaric Sondo des ateliers Maaneeré (au milieu) a expliqué comment la scénographie a été faite

L’artiste plasticienne Makamssa Yago, quant à elle, apprécie le traitement esthétique et la dimension évocatrice de certaines images, dont l’une qu’elle n’hésite pas à rebaptiser « Une tempête en mouvement ».
Pour les Ateliers Maaneeré, qui accueillent l’événement, cette exposition s’inscrit dans une dynamique de promotion des arts visuels et de valorisation des artistes locaux. « Le cheval est un complice de l’homme et occupe une place importante dans nos sociétés », rappelle Maxime Sondo.

L’exposition se poursuit jusqu’au 25 avril 2026, avec en perspective une rencontre prévue le 17 avril réunissant chercheurs et passionnés autour de la thématique du cheval. Une occasion supplémentaire d’approfondir la réflexion engagée par l’artiste.

Fredo Bassolé
Lefaso.net

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

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