Le Rwanda accélère sa transition vers une mobilité plus propre, en misant résolument sur l’électrification des motos-taxis. À Kigali, ces engins silencieux et moins polluants s’imposent progressivement dans un paysage urbain longtemps dominé par les motos à essence.
Derrière cette évolution, une politique publique ambitieuse. Le gouvernement a investi plus de 150 millions de dollars dans le programme « E-Moto », avec un objectif clair : démocratiser l’accès aux motos électriques en partenariat avec des investisseurs privés.
Le virage s’est durci depuis janvier 2025. À Kigali, l’immatriculation de nouvelles motos à essence destinées au transport commercial est désormais interdite.
Une décision forte qui s’inscrit dans une stratégie nationale visant à électrifier 30 % du parc de motos d’ici 2030.
Avec près de 26 000 motos-taxis dans la capitale et environ 150 000 à l’échelle du pays, le potentiel de transformation est immense. Encore minoritaires, les motos électriques gagnent néanmoins du terrain à un rythme soutenu, portées par des incitations fiscales et le déploiement progressif d’infrastructures de recharge.
Une transition en marche, qui redessine peu à peu le visage du transport urbain rwandais, entre impératifs économiques et exigences environnementales.
Yolande Bazié
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