
Les finales nationales des universités et grandes écoles 2026 de l’Union des sports scolaires et universitaires du Burkina Faso (USSUBF) ont connu leur apothéose, dans la soirée du samedi 25 juillet 2026, à Bobo-Dioulasso. La finale de handball masculin, remportée par l’Institut des sciences du sport et du développement humain (ISSDH) du Kadiogo face à l’Université Norbert-Zongo (UNZ) de Koudougou, a marqué la clôture de cette compétition nationale.
C’est au lycée Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso que les deux équipes se sont affrontées pour le dernier acte de ces finales nationales. Dès les premières minutes, l’UNZ de Koudougou prend rapidement le contrôle de la rencontre et mène 4 buts à 0. Mais l’ISSDH ne tarde pas à réagir. Au terme d’un match disputé en deux périodes de 30 minutes, l’équipe du Kadiogo réussit à renverser la situation et s’impose finalement sur le score de 26 à 21.
Cette victoire permet à l’ISSDH de décrocher le trophée de la compétition, ainsi que la médaille d’or, un jeu de maillots, des ballons et une enveloppe de 250 000 francs CFA. L’UNZ, classée deuxième, repart avec la médaille d’argent, des ballons et une enveloppe de 200 000 francs CFA. La troisième place revient à l’université Joseph-Ki-Zerbo, qui obtient la médaille de bronze et une enveloppe financière de 150 000 francs CFA.

61 équipes mobilisées dans sept disciplines sportives
Au cours de la cérémonie de clôture, la commission technique des finales nationales de l’USSUBF a présenté le bilan de la compétition, organisée du 23 au 25 juillet 2026 à Bobo-Dioulasso. En football, sept équipes, dont trois féminines et quatre masculines, ont disputé sept rencontres. Au total, 29 buts ont été inscrits, soit une moyenne de quatre buts par match. La discipline a mobilisé 112 athlètes, 14 encadreurs et 16 officiels.
Le basketball a réuni huit équipes, quatre chez les hommes et quatre chez les dames. Huit matchs ont été disputés, pour un total de 531 paniers, soit une moyenne de 67 paniers par rencontre. La compétition a mobilisé 92 participants, 16 encadreurs et 11 officiels. En handball, huit équipes ont également pris part à la compétition. Huit matchs ont été disputés pour un total de 388 buts, avant la finale. La discipline a mobilisé 112 participants, 16 encadreurs et 11 officiels.

Le volleyball a réuni huit équipes, avec huit matchs disputés et 32 sets joués. La discipline a enregistré la participation de 92 athlètes, accompagnés par 11 encadreurs et 11 officiels.
Les sports individuels ont également connu une forte mobilisation. En athlétisme, 12 régions étaient inscrites, à l’exception de la région du Liptako qui n’a pas pu effectuer le déplacement. La compétition, organisée en une journée, a regroupé 66 athlètes, 12 encadreurs et 26 officiels techniques.
En lutte, dix régions ont pris part à la compétition, organisée sur deux jours. Au total, 35 combats ont été disputés. Le judo, pour sa part, a réuni six régions et enregistré 13 combats en une journée. Au total, 61 équipes ont participé à ces finales nationales. Les sports collectifs ont donné lieu à 31 matchs, tandis que les disciplines individuelles se sont déroulées sur quatre journées. La compétition a mobilisé plus de 500 athlètes, ainsi que plusieurs dizaines d’encadreurs et d’officiels.

« Le sport universitaire, puissant levier de formation »
Dans le discours du ministre en charge des Sports, lu par le secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nacanabo, les finales nationales universitaires ont été présentées comme un cadre de promotion de l’excellence, de la cohésion sociale et de l’épanouissement de la jeunesse. « Au terme de quatre jours de compétition intense, de fraternité et de dépassement de soi, la ville de Bobo-Dioulasso ferme une belle page du sport universitaire burkinabè », a-t-il déclaré.

Le ministre a salué la mobilisation de la jeunesse universitaire venue des différentes régions du Burkina Faso. Selon lui, le sport universitaire constitue « un puissant levier de formation, d’intégration, de cohésion sociale et d’épanouissement de la jeunesse ». Au-delà des trophées, il a invité les étudiants à retenir les valeurs de courage, de discipline, de dépassement de soi, d’esprit d’équipe, de respect de l’adversaire et de fair-play.
Le thème de cette édition, « Acteurs des ordres d’enseignement et du sport, construisons ensemble un sport scolaire et universitaire fort et durable pour un Burkina résilient », rappelle, selon le ministre, la responsabilité collective des établissements d’enseignement, des encadreurs, des étudiants, des partenaires et des pouvoirs publics dans le développement du sport universitaire. Il a également annoncé la poursuite des efforts en faveur de l’amélioration des infrastructures sportives, de la dotation en équipements, du renforcement des capacités des encadreurs et de l’organisation régulière des compétitions nationales.

Des talents détectés pour alimenter les équipes nationales
Pour Ledia Geoffroy Ouédraogo, directeur des sports scolaires et universitaires du Burkina Faso, le bilan de cette édition est satisfaisant. « Nous avons eu droit à de très belles demi-finales et de très belles finales. Des talents ont été détectés et seront reversés au niveau des différentes structures de formation », a-t-il expliqué. Selon lui, les compétitions de volleyball, de basketball et de handball ont permis de relever un niveau technique et tactique appréciable.

Les disciplines individuelles, notamment l’athlétisme, la lutte et le judo, ont également offert de belles prestations. « Il y a vraiment de l’avenir prometteur. Les directeurs techniques nationaux ont détecté beaucoup de talents et nous allons pouvoir les suivre », a-t-il ajouté. Pour les organisateurs, l’objectif de l’USSUBF est justement de permettre aux étudiants de s’exprimer dans le sport, tout en favorisant la détection de talents susceptibles d’alimenter les équipes nationales.

« Nous avons puisé au fin fond de nous-mêmes »
Capitaine de l’ISSDH, Cheick Abass Sawadogo est revenu sur le scénario de la finale de handball. Menée 4 buts à 0 dès les premières minutes, son équipe a dû puiser dans ses ressources pour revenir dans la partie. « La stratégie, c’était de jouer sur la technique, notamment les attaques placées et les un contre un. Au début, ils nous menaient 4 à 0 et on pensait que c’était fini. Nous sommes allés puiser au fin fond de nous-mêmes. Nous sommes revenus, nous avons égalisé et, à la fin, nous avons gagné », a-t-il confié.

Au terme de cette édition 2026, les organisateurs retiennent une compétition marquée par l’engagement des étudiants, la détection de nouveaux talents et la promotion des valeurs du sport. Pour les autorités, la véritable victoire demeure celle du sport universitaire burkinabè, appelé à contribuer davantage à la formation d’une jeunesse disciplinée, engagée et capable de représenter dignement le Burkina Faso sur les scènes nationale et internationale.
Romuald Dofini
Lefaso.net
