Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, les 24 et 25 juillet 2026, à l’évaluation des contrats d’objectifs des membres du gouvernement au titre du premier semestre de l’année en cours. L’un après l’autre, chaque ministre a présenté, chiffres et réalisations à l’appui, l’état d’exécution de la mission qui lui a été confiée par le Patrie. Au terme de cette évaluation à mi-parcours, la quasi-totalité des départements ministériels affichent des niveaux d’exécution apprécia-bles, avec un taux moyen d’exécution physique de 55,16 % pour l’ensemble des ministères au 30 juin 2026.
Au-delà de cette performance, le Premier ministre a insisté sur les effets concrets de ces résultats déjà perceptibles dans la vie des populations. Mais derrière cet indicateur global se trouve un chiffre qui concentre à lui seul les espoirs de toute une Nation. En effet, selon le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, le taux de reconquête du territoire national s’établit désormais à 74,53 % contre 73,56 % en décembre 2025. Ce niveau traduit les sacrifices consentis par les Forces de défense et de sécurité (FDS), les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et l’ensemble des populations mobilisées autour de la cause nationale.
Il témoigne surtout d’une dynamique qui résulte d’une stratégie méthodique de reconquête et de sécurisation progressive des zones autrefois sous emprise terroristes. La progression de la reconquête territoriale a aussi favorisé le retour de plusieurs milliers de Personnes déplacées internes (PDI) dans leurs localités depuis le début de l’année. Au 30 juin 2026, plus de 1,3 million de personnes avaient regagné 1 034 localités d’origine, contre 1,16 million de personnes retournées dans 871 localités au 31 décembre 2025.
Dans le même temps, des avancées significatives ont été enregistrées dans les secteurs de l’agriculture, de la santé, de l’éducation, de la mobilisation des recettes internes ainsi que dans la réalisation d’infrastructures structurantes, illus-trant la volonté de l’Exécutif de conduire simultanément la guerre contre le terrorisme et la bataille du développement. Cette approche constitue aujourd’hui l’une des principales forces de l’action publique.
La reconquête militaire ouvre progressivement la voie au retour de l’administration, des services sociaux de base, des activités économiques culturelles et de la vie communautaire. Les efforts engagés pour renforcer les capacités opérationnelles des forces combat-tantes, améliorer leurs équipements, recruter de nouveaux effectifs, mobiliser les populations autour de l’élan patriotique des populations et soutenir constam-ment les forces engagées sur le terrain produisent progressivement les résultats attendus.
Cette montée en puissance se conjugue avec les grandes réformes économiques, agricoles et infrastructurelles enga-gées pour préparer durablement l’après-crise. Si cette cadence est maintenue, tout porte à croire que le Burkina Faso dispose aujourd’hui de réelles perspectives de recouvrer l’inté-gralité de son territoire national. Cet optimisme s’appuie sur une progression mesurable des opéra-tions militaires, une gouvernance davantage orientée vers les résultats et une mobilisation nationale qui ne faiblit pas malgré les épreuves.
Toutefois, la victoire exigera la persévérance, l’unité nationale, la discipline collective et l’engagement constant de chaque Burkinabè pour sa patrie. Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, affirme régulière-ment que le Burkina Faso possède toutes les ressources nécessaires pour bâtir son propre modèle de développement. Cette prospérité à laquelle aspirent les Burkinabè se construit progres-sivement grâce à la détermination d’un peuple résolu à écrire lui-même son destin. Pour cela, demeurons uni derrière les forces combattantes et accompa-gnons les efforts du gouvernement afin que le Burkina Faso achève sa reconquête territo-riale, consolide sa souveraineté et ouvre les portes d’un avenir de paix, de sécurité et de prospérité partagée.
Par Assetou BADOH
