
Le Syndicat national autonome des enseignants-chercheurs du Burkina Faso (SYNADEC) a ouvert, ce samedi 25 juillet 2026, les travaux de son quatrième congrès national ordinaire. Prévu pour réunir une soixantaine de délégués venus des différentes structures du syndicat, ce rendez-vous triennal est consacré au renouvellement des instances dirigeantes, à la révision des textes fondamentaux et à une réflexion sur les défis actuels de l’enseignement supérieur burkinabè.
Le Syndicat national autonome des enseignants-chercheurs du Burkina Faso (SYNADEC) a officiellement lancé, ce samedi 25 juillet 2026, les travaux de son quatrième congrès national. Organisée tous les trois ans, cette rencontre constitue l’instance suprême de décision du syndicat. Elle offre aux militants l’occasion de faire le bilan des actions menées, de renouveler les organes dirigeants et de débattre des grandes préoccupations du monde universitaire.
Pour le secrétaire général national du SYNADEC, le Pr. Boubié Guel, ce congrès revêt une importance particulière pour la vie de l’organisation. « Un congrès est très essentiel dans la vie d’un syndicat, en ce sens qu’il permet le renouvellement des membres de l’instance nationale. Au cours du congrès, nous réfléchissons également sur des thèmes d’actualité, notamment les réformes de l’enseignement supérieur », a-t-il expliqué.
Les travaux seront consacrés au renouvellement des instances, à la modification des textes et à la réflexion sur certains thèmes d’actualité qui concernent l’enseignement supérieur. « Le renouvellement de l’instance, les modifications des textes, poser des diagnostics sur l’enseignement supérieur et trouver les voies et solutions, c’est essentiellement le but du congrès », explique le Pr. Guel.

Le secrétaire général du SYNADEC précise que plusieurs préoccupations seront au cœur des discussions, notamment la gouvernance académique, les chevauchements du calendrier universitaire ainsi que la forte pression académique qui pèse sur les enseignants-chercheurs. « Voilà autant de mots qui minent notre enseignement supérieur, sur lesquels nous allons réfléchir », a-t-il indiqué.
Environ 70 congressistes sont attendus à cette rencontre.
Profitant de cette tribune, le responsable syndical a également lancé un appel à la résilience des enseignants-chercheurs dans un contexte sécuritaire difficile.
« Notre pays traverse une période éprouvante marquée par les attaques terroristes. Je voudrais saluer la résilience de nos populations, particulièrement celle des travailleurs de l’éducation et de la recherche qui continuent de porter haut le flambeau du savoir. J’appelle les enseignants à poursuivre leur mission avec résilience afin de contribuer à la sortie de crise », a-t-il déclaré.

Le Pr. Boubié Guel a, par ailleurs, exprimé sa reconnaissance aux syndicats frères ayant répondu à l’invitation, ainsi qu’aux anciens responsables du SYNADEC venus témoigner leur soutien aux congressistes.
Présent à la cérémonie d’ouverture, le tout premier secrétaire général du SYNADEC, le Pr. Magloire Somé, s’est réjoui de la tenue de ce quatrième congrès, qu’il considère comme une preuve de la vitalité de l’organisation.
« Dans la vie de toute organisation, le fonctionnement régulier des instances atteste de son dynamisme. Le fait que nous soyons à notre quatrième congrès montre que le syndicat dispose des ressources humaines et de la capacité de mobilisation nécessaires pour poursuivre son action », a-t-il affirmé. Il a ajouté que les pères fondateurs qu’ils sont « rassurés de savoir que le syndicat connaît de la promotion, que le syndicat est tenu par des personnes ayant le souci de la continuité ».
Pour ce membre fondateur, ce congrès marque une nouvelle étape dans l’histoire du SYNADEC. « C’est un congrès de renouvellement des instances. La troisième génération des dirigeants du syndicat va se mettre en place. Pour nous, cela montre que le SYNADEC s’inscrit dans la durée », a-t-il déclaré.
Portant un regard rétrospectif sur le parcours de l’organisation, le Pr. Magloire Somé a exprimé un sentiment mêlé de satisfaction et de vigilance.
« Nous sommes satisfaits parce que le syndicat a survécu et qu’il continue d’exister grâce à des militants engagés. Mais nous constatons également une baisse du militantisme, un phénomène que l’on observe dans plusieurs secteurs de la vie nationale », a-t-il relevé.

Face à ce constat, il a insisté sur la nécessité de remobiliser les militants et d’assurer la transmission de l’expérience acquise aux jeunes générations. C’est pourquoi, dit-il, « Nous sommes heureux de voir qu’il y a quelques jeunes qui sont toujours là, qui s’engagent et qui s’apprêtent à prendre la relève (…) Nous, les anciens, nous sommes là pour les encourager à se remobiliser, à partager nos expériences avec eux, afin qu’ils voient comment le syndicat est né, comment le syndicat a traversé des moments difficiles, mais comment le syndicat a survécu, malgré des difficultés, parfois, qui pourraient compromettre son avenir », a-t-il conclu.
Les travaux du quatrième congrès du SYNADEC se poursuivront autour des différents points inscrits à l’ordre du jour, notamment le renouvellement des instances, la révision des textes statutaires et les réflexions sur les défis actuels de l’enseignement supérieur au Burkina Faso.
Lefaso.net
