Burkina: Des échanges pour explorer les opportunités de l’intelligence artificielle liées aux industries culturelles et créatives

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Burkina: Des échanges pour explorer les opportunités de l’intelligence artificielle liées aux industries culturelles et créatives

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Ouagadougou, 24 juil. 2026 (AIB) -Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a ouvert vendredi, la 10ᵉ édition des Journées de promotion des industries culturelles et créatives (JPICC), une rencontre de 48 heures consacrée à la réflexion sur l’avenir du secteur culturel burkinabè face aux mutations technologiques.

Placée sous le signe de l’innovation, cette édition réunit des autorités, des entrepreneurs culturels, des chercheurs, des investisseurs, des partenaires techniques et financiers ainsi que de jeunes porteurs de projets autour de conférences, panels, master class, rencontres B to B et d’une foire d’exposition.
La rencontre se tient sous le thème : « Industries culturelles et créatives burkinabè à l’ère de l’intelligence artificielle : défis, opportunités et stratégies d’adaptation », avec pour objectif d’explorer les voies permettant aux acteurs culturels de tirer parti des nouvelles technologies tout en préservant l’identité culturelle nationale.
À l’ouverture des travaux, le ministre en charge de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a souligné que les dix éditions successives des JPICC traduisent la volonté constante des autorités burkinabè de faire des industries culturelles et créatives, un véritable levier de développement économique, de création d’emplois et de rayonnement culturel.
Selon lui, les JPICC, créées en 2013, sont progressivement devenues un espace de concertation, de renforcement des capacités et d’orientation des politiques publiques en faveur de l’entrepreneuriat culturel.
Le ministre a relevé que l’intelligence artificielle constitue désormais un facteur majeur de transformation des industries culturelles en offrant des possibilités d’amélioration de la création artistique, de la production audiovisuelle, de la traduction, de l’analyse des marchés, de la promotion numérique et de l’accès à de nouveaux débouchés.
Il a toutefois estimé que cette révolution technologique impose également des défis liés à la protection des droits d’auteur, à l’utilisation responsable des données culturelles, à la formation des acteurs et à la préservation de la souveraineté culturelle.
« Si nos langues nationales, nos contes, nos musiques, nos danses, nos savoir-faire et notre patrimoine demeurent insuffisamment documentés et numérisés, ils risquent d’être peu représentés dans les technologies qui façonneront le monde de demain », a averti le ministre.
Pour Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, l’intelligence artificielle ne remplacera jamais le talent ni la créativité des artistes, mais constitue un outil d’assistance susceptible d’améliorer leur productivité, de diversifier leurs créations et de faciliter la conquête de nouveaux marchés.
Le représentant la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, le secrétaire général du département, Dr Berlli Michel Jonas Somé, a salué l’initiative, estimant que le numérique constitue aujourd’hui un accélérateur incontournable du développement des industries culturelles et créatives.
Il a indiqué que son département entend accompagner le secteur culturel dans la mise en place d’un écosystème numérique inclusif, innovant et souverain, à travers le renforcement des compétences, l’amélioration de l’accès aux technologies, la promotion de la numérisation du patrimoine culturel et la mise en place d’un cadre réglementaire adapté.
Le représentant de la ministre a également souligné que l’intelligence artificielle représente une opportunité pour valoriser les langues nationales, préserver le patrimoine culturel, renforcer la visibilité des œuvres burkinabè et accroître leur compétitivité sur les marchés internationaux.
Durant les 48 heures de travaux, les participants échangeront sur les impacts de l’intelligence artificielle dans les différentes filières culturelles, les stratégies d’adaptation des entreprises culturelles, les mécanismes de financement, ainsi que les partenariats susceptibles d’accélérer la transformation numérique du secteur.
Le ministre en charge de la communication a enfin invité les entrepreneurs culturels à profiter pleinement des différents cadres d’échanges afin de développer des synergies, renforcer leurs capacités et faire de l’innovation un moteur du développement des industries culturelles et créatives au Burkina Faso.

Agence d’information du Burkina
NO/yos

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

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