Médias et diplomatie : le gouvernement burkinabè réaffirme sa vision d’un journalisme endogène

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Médias et diplomatie : le gouvernement burkinabè réaffirme sa vision d’un journalisme endogène

 

Loumbila, 24 juillet 2026 (AIB)-Le Camarade Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a appelé, vendredi à Loumbila, les médias publics et privés du Burkina Faso à s’affranchir de certains standards journalistiques pour tenir compte du contexte de reconquête territoriale et de guerre informationnelle imposée par les médias impérialistes.

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Le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo s’exprimait à l’occasion d’une conférence scientifique organisée par l’Institut des Hautes Études Internationales (INHEI) sur le thème « Médias et diplomatie : comprendre les enjeux diplomatiques du traitement de l’information par les médias burkinabè ».

Saluant l’initiative de l’INHEI, le Camarade Ministre a indiqué que la conviction du gouvernement est que les médias constituent de véritables outils de diplomatie politique et culturelle. « La diplomatie, c’est l’art de bien faire, et la communication, c’est savoir faire et savoir montrer ce qui est bien fait », a-t-il déclaré, invitant les médias publics comme privés à s’inscrire dans une dynamique de co-construction aux côtés du gouvernement.

Pour le ministre de la Communication, le contexte sécuritaire actuel impose une approche différente du traitement de l’information.

« Il est utopique de penser que l’on peut continuer à faire les choses comme si nous étions dans un contexte autre que celui de la guerre », a-t-il soutenu, appelant l’ensemble des acteurs des médias à accompagner cette dynamique de communication de guerre et de guerre informationnelle.

Le Camarade Ministre a défendu l’option prise par le gouvernement de s’affranchir de certains standards journalistiques classiques, non adaptés au contexte national.

 

Il a cité en exemple l’allongement de la durée des journaux télévisés et des reportages sur les médias publics, justifié par la nécessité de « prendre le temps d’expliquer » pour une meilleure compréhension des populations.

S’appuyant sur l’exemple de médias occidentaux tels que France 24 et RFI, rattachés au ministère des Affaires étrangères de leur pays d’origine et non à celui de l’Information, le ministre a estimé que cette organisation traduit une volonté délibérée de faire de ces médias des instruments d’influence.

Il a exprimé le souhait de voir le Burkina Faso s’inscrire dans une dynamique similaire, à travers un traitement de l’information conforme à ses propres codes et valeurs culturelles.

Répondant aux critiques ayant accompagné les premières mesures gouvernementales à l’endroit des médias depuis 2022, le ministre Ouédraogo a affirmé que la liberté de la presse demeure une réalité au Burkina Faso, illustrée notamment par la vitalité des émissions interactives.

Il a toutefois nuancé son propos, rappelant qu’aucune liberté n’est absolue. « On ne peut pas revendiquer une liberté absolue, le droit de faire et refuser le devoir de rendre compte », a-t-il souligné.

 

Le ministre a par ailleurs invité les médias burkinabè à assumer un choix éditorial valorisant les victoires enregistrées sur le front, aux côtés du traitement des difficultés rencontrées, estimant que cet équilibre contribue à galvaniser les forces combattantes engagées dans la lutte contre le terrorisme.

 

En clôture de son intervention, le Camarade Ministre a annoncé la tenue, du 8 au 10 octobre 2026, des Universités africaines de la communication, précisant que le comité scientifique de cette rencontre sera présidé par le modérateur de la conférence de l’INHEI Pr Serge Théophile Balima.

 

Il a réitéré l’engagement du gouvernement à encadrer et accompagner les médias, sans les museler, à travers la création de cadres de réflexion et d’échanges réguliers.

Agence d’Information du Burkina

ATA/as

Crédit Photo : Issa COMPAORE/Les Editions Sidwaya.

The Insider
Author: The Insider

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