Burkina : un projet alerte sur les dangers de l’hyperconnectivité et appelle à une journée sans écran le 31 juillet
Ouagadougou, 23 juil. 2026 (AIB)- L’Équipe de recherche en éducation aux médias et au numérique (EREMN), promotrice du projet « OFF DAY : 24 h sans écran, 24 h pour moi », a lancé jeudi une campagne de sensibilisation sur les dangers de l’hyperconnectivité, tout en invitant les jeunes à participer à une journée volontaire de déconnexion prévue le 31 juillet 2026 à Durra Institut, à Ouagadougou.
Prévue le 31 juillet 2026 à Durra Institut à Ouagadougou, cette journée de déconnexion volontaire comprendra une conférence sur l’hyperconnectivité, des jeux de société, des jeux traditionnels, un karaoké, des quiz et diverses animations destinées à favoriser les échanges en présentiel et le vivre-ensemble.
Présentée au cours d’une conférence de presse, l’initiative entend attirer l’attention sur les effets de l’utilisation excessive des écrans, notamment chez les jeunes, et promouvoir un usage plus responsable des outils numériques.
La présidente du comité d’organisation, Rayimwendé Rébecca Sankara, a expliqué que le projet est né du constat de la place de plus en plus importante qu’occupent les écrans dans le quotidien des Burkinabè.
S’appuyant sur les statistiques de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), elle a rappelé qu’au 31 mars 2026, le Burkina Faso comptait 29,79 millions de cartes SIM actives, soit une télédensité de 120,44 %, illustrant la forte progression de l’utilisation des technologies numériques.
Selon Mme Sankara, si le numérique constitue un puissant levier de développement, son utilisation excessive peut également entraîner des conséquences sur le bien-être des utilisateurs, notamment la dépendance aux écrans, les troubles du sommeil, la baisse de la concentration, le stress et l’isolement social.
Elle a également attiré l’attention sur le Fear Of Missing Out (FOMO), ou la peur de manquer une information ou un événement lorsque l’on n’est pas connecté, un phénomène qui touche particulièrement les jeunes de la génération Z.
« Nous voulons opposer au FOMO le JOMO (Joy Of Missing Out), c’est-à-dire la joie d’accepter de manquer certaines choses pour mieux profiter de l’instant présent », a-t-elle déclaré.
Le président adjoint du comité d’organisation a précisé que le projet ne vise pas à remettre en cause les technologies numériques, mais plutôt à encourager un usage plus responsable, plus conscient et plus équilibré des outils digitaux.
Il a, par ailleurs, annoncé qu’un quiz en ligne est disponible sur la page officielle du projet afin de permettre aux internautes d’évaluer leur rapport au numérique. À l’issue du test, les participants sont classés dans l’une des trois catégories suivantes : « Conscient », « Fragile » ou « Zombie connecté ».
Agence d’information du Burkina
GIP/yos
