
À quelques jours de leur entrée en lice à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine Maroc 2026, les Étalons dames suscitent analyses et commentaires. Versées dans un groupe B relevé avec l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire et la Tanzanie, les joueuses de Pascal Sawadogo devront, selon plusieurs journalistes et consultants sportifs, faire preuve de détermination et d’efficacité pour espérer décrocher une qualification au deuxième tour.p
Les Étalons dames du Burkina Faso participeront, pour la deuxième fois de leur histoire, à une Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine. Les joueuses de Pascal Sawadogo évolueront dans le groupe B, aux côtés de la Côte d’Ivoire, de la Tanzanie et de l’Afrique du Sud.
À l’approche de cette compétition, prévue du 25 juillet au 16 août 2026 au Maroc, plusieurs journalistes et consultants sportifs se sont prononcés sur les chances de qualification du Burkina Faso. Les Étalons dames feront leur entrée en lice le 27 juillet face à la Côte d’Ivoire.
La 14ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des nations féminine se disputera au Maroc du 25 juillet au 16 août 2026. Pour Ismaël Saïdou Ganamé, journaliste sportif à Faso 7, Stéphane Bassalia Ouattara, journaliste à Africa Top Sports, Aubin Ouédraogo, journaliste et consultant sportif, ainsi que Franck Aristide Gefa, journaliste à Ouaga FM, les Étalons dames évolueront dans un groupe particulièrement relevé, composé de nations plus expérimentées telles que l’Afrique du Sud et la Côte d’Ivoire. Tous s’accordent à dire que les Burkinabè devront se surpasser pour espérer franchir la phase de groupes.
Pour le journaliste sportif de Faso 7, Ismaël Saïdou Ganamé, les Étalons dames, qui ne disputent que leur deuxième CAN féminine, ne figurent pas parmi les favorites de leur groupe. Selon lui, les joueuses de Pascal Sawadogo devront aller au-delà de leurs limites pour espérer accéder au tour suivant.

« Les Étalons dames sont dans le groupe B avec l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire et la Tanzanie. Elles ne sont qu’à leur deuxième participation à une Coupe d’Afrique des Nations. Donc, elles ne sont pas du tout les favorites de cette poule. Je trouve que l’Afrique du Sud et la Côte d’Ivoire sont à un niveau supérieur. Je dirais que la Côte d’Ivoire est juste un ou deux crans au-dessus. Et l’Afrique du Sud, carrément, c’est un mastodonte. Je ne dirais pas que les Étalons n’ont aucune chance de se qualifier, car elles partent sur les mêmes bases. C’est zéro point pour tout le monde. Mais je vais être réaliste : les chances sont minces pour les Étalons de sortir de cette poule. Cependant, si, en plus de leur talent intrinsèque, elles arrivent à mettre du cœur, du courage, de la détermination et surtout de la volonté dans les matches qui vont les opposer aux équipes de cette poule, elles auront la possibilité de se qualifier pour le tour suivant. Déjà, elles auront la possibilité de gagner un match et, pourquoi pas, d’accrocher l’une des deux équipes que sont la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud pour espérer se qualifier. Je pense donc que la bonne compétition des Étalons dames dans cette CAN va tenir à leur capacité à se surpasser », a-t-il confié.
De son côté, Stéphane Bassalia Ouattara, journaliste à Africa Top Sports, estime lui aussi que les Étalons dames évoluent dans un groupe très relevé, composé de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie et de la Côte d’Ivoire. Il reste toutefois convaincu que le Burkina Faso peut créer la surprise et décrocher son billet pour le tour suivant.
« Le Burkina Faso n’en est pas à sa première participation, mais à sa deuxième, ce qui signifie qu’on a un peu d’expérience. On dispose aussi d’un groupe de qualité capable de titiller les différentes équipes qui composent cette poule. Le Burkina Faso peut créer la surprise en franchissant la phase de groupes, parce que, quand on regarde notre équipe, on constate qu’elle possède de réelles qualités individuelles. Nous avons aussi notre mot à dire. C’est surtout l’Afrique du Sud qui peut véritablement intimider le Burkina Faso, parce que, comme je le disais un peu plus tôt, ces Sud-Africaines sont très fortes. Mais ce n’est plus tout à fait la même équipe que celle que nous avons connue par le passé. Elle est un peu vieillissante et compte également de nouvelles joueuses qui n’ont pas encore une grande expérience de cette compétition. Je me dis donc qu’en dehors de cette Afrique du Sud, le Burkina Faso peut rivaliser avec la Tanzanie et la Côte d’Ivoire. C’est une Coupe d’Afrique des Nations féminine où des surprises sont possibles. Nous pouvons franchir la phase de groupes. Tout dépendra également de ce que le coach mettra en place, mais aussi du premier match face à la Côte d’Ivoire, qui sera très important », a-t-il expliqué.

Pour Aubin Ouédraogo, journaliste sportif et consultant, une qualification au deuxième tour est envisageable pour les joueuses de Pascal Sawadogo, à condition de réaliser un excellent parcours lors de la phase de groupes.
« Le groupe B est particulièrement relevé. L’Afrique du Sud fait figure de favorite, tandis que la Côte d’Ivoire possède une équipe expérimentée. La Tanzanie, en revanche, semble être l’adversaire le plus abordable sur le papier. Pour les filles de Pascal Sawadogo, une qualification pour le deuxième tour est possible, mais elle passera par un excellent parcours en phase de groupes. En effet, le match Burkina Faso-Côte d’Ivoire, qui est le premier, sera décisif pour la suite. Une victoire placerait les Burkinabè dans une excellente position. Un match nul resterait un bon résultat, tandis qu’une défaite compliquerait la suite », a-t-il analysé. Selon lui, le Burkina Faso a de quoi nourrir des ambitions et possède les arguments nécessaires pour rivaliser avec ses adversaires et créer la surprise dans ce groupe.

Franck Aristide Gefa, journaliste sportif à Ouaga FM, considère pour sa part le Burkina Faso comme un outsider du groupe B. Selon lui, les Étalons dames auront leur mot à dire dans une poule particulièrement disputée. « Je pense que l’objectif d’ailleurs fixé et assigné aux Étalons dames, c’est bien sûr d’enregistrer une première victoire lors de cette compétition. Vous vous souvenez que, lors de leur première participation, en 2022, les Étalons avaient enregistré deux défaites et un match nul. Je pense qu’elles ont les moyens de décrocher cette première victoire. Il suffit de faire preuve de confiance, dans la mesure où elles ont récemment participé à une immersion patriotique, ce qui leur a permis de cultiver et de renforcer l’amour du drapeau national. Je pense qu’à partir de cela, elles pourront se sublimer et avoir davantage confiance en elles-mêmes », a-t-il analysé.
Il estime également que les Étalons dames disposent de réelles chances de qualification et qu’elles peuvent se donner les moyens d’atteindre le deuxième tour pour leur deuxième participation à une CAN féminine.

Jean Elysée Nikiéma
Lefaso.net
