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Gourma/Journée mondiale contre le travail des enfants : Les acteurs sensibilisés sur le cadre juridique de protection des enfants
Fada N’Gourma, 21 juil. 2026 (AIB)-La région du Goulmou a célébré en différé, ce mardi 21 juillet 2026 à Fada N’Gourma, la journée mondiale contre le travail des enfants à travers une conférence publique présidée par le secrétaire général de la région, Siaka Ouattara. L’activité visait à renforcer les connaissances des acteurs sur le cadre juridique de lutte contre le travail des enfants, à susciter une mobilisation collective contre ce phénomène et à apporter un soutien à des élèves vulnérables.
Organisée par les services en charge du travail, la conférence tenue ce mardi 21 juillet 2026 à Fada N’Gourma, a réuni les autorités administratives, les services techniques, les partenaires ainsi que plusieurs acteurs de la protection de l’enfance.
Le secrétaire général de la région du Goulmou, Siaka Ouattara, a rappelé l’ampleur du phénomène du travail des enfants et a invité l’ensemble des acteurs à s’impliquer davantage pour garantir le respect des droits de l’enfant.
Le représentant de la direction de la lutte contre le travail des enfants, Issouf Ouédraogo, a indiqué que la Journée mondiale contre le travail des enfants est célébrée chaque 12 juin depuis 2002, à l’initiative de la communauté internationale.
Selon lui, les communications ont porté sur le cadre conceptuel et juridique du travail des enfants, les travaux dangereux, les travaux légers ainsi que les pires formes de travail des enfants.
M. Ouédraogo a expliqué que les conventions 138 et 182 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) constituent les principaux instruments internationaux de lutte contre ce phénomène.
Il a précisé que le Burkina Faso a fixé à 16 ans l’âge minimum d’admission à l’emploi, conformément à sa législation nationale.
Le communicateur a également présenté les principaux textes nationaux régissant la matière, notamment le Code du travail récemment adopté, les dispositions relatives à l’interdiction de la présence des enfants sur les sites d’orpaillage, ainsi que le décret fixant la liste des travaux dangereux interdits aux enfants.
Le représentant de la direction de la lutte contre le travail des enfants, a toutefois relevé que certains travaux légers demeurent autorisés dans des conditions bien définies, notamment dans le secteur agricole, à condition qu’ils ne compromettent ni la santé, ni la sécurité, ni la scolarité des enfants.
24 élèves, dont la plupart sont inscrits dans des établissements de formation professionnelle, ont reçu des kits scolaires.
Ce geste, selon les organisateurs, vise à soutenir le maintien des enfants dans le système éducatif et à prévenir leur exposition au travail précoce.
Pour les organisateurs, cette conférence avait pour objectif d’attirer l’attention des différents acteurs sur la réalité du travail des enfants et de rappeler que la lutte contre ce fléau ne relève pas uniquement de l’État.
Ils ont ainsi appelé chaque citoyen à jouer pleinement son rôle au sein de la famille et de la communauté afin de contribuer à l’élimination progressive du travail des enfants au Burkina Faso.
Agence d’information du Burkina
KAC/HB/OO
