L’Association des élèves et anciens élèves burkinabè des classes préparatoires aux grandes écoles (EAB-CPGE) a lancé, ce 21 juin 2026 à Ouagadougou, la première édition des « 72 heures des classes préparatoires aux grandes écoles ». Elle se tient autour du thème : « L’ingénierie au service d’un Burkina souverain et prospère ».
Conçu comme un cadre d’apprentissage et de partage d’expériences, cet événement permet aux étudiants et aux élèves aspirant aux métiers d’ingénieur de rencontrer et d’échanger avec des professionnels du domaine. Selon Syriane Thiombiano, présidente du comité d’organisation, ces journées offrent également aux participants l’opportunité de se familiariser avec ces filières d’excellence et de connaître les voies d’accès au cycle d’ingénieur. L’objectif est de susciter des vocations et de contribuer à la construction d’un Burkina Faso plus fort grâce à l’ingénierie.

« Cette année, nous avons choisi un thème qui nous interpelle tous : “L’ingénierie au service d’un Burkina souverain et prospère”. Ce thème nous rappelle que l’ingénieur n’est pas seulement un scientifique ou un technicien. C’est un bâtisseur, un innovateur et un acteur du développement. Aujourd’hui, plus que jamais, notre pays a besoin de compétences capables de proposer des solutions adaptées à nos réalités et de contribuer à une souveraineté fondée sur le savoir, l’innovation et le travail », a déclaré Syriane Thiombiano.
Elle a invité les lycéens et les nouveaux bacheliers à intégrer les classes préparatoires aux grandes écoles, soulignant que l’ingénierie représente le futur du pays. Le « Pays des hommes intègres », rappelle-t-elle, a besoin d’ingénieurs qualifiés afin d’édifier une nation souveraine et prospère.
Des panels et des visites d’entreprises au programme
Le programme de ces « 72 heures des classes préparatoires aux grandes écoles » prévoit des conférences, des panels animés par des experts, ainsi que des visites d’entreprises et de laboratoires. L’objectif est d’immerger les futurs ingénieurs dans l’environnement professionnel. Des compétitions ludiques sont également au menu pour rythmer cette première édition.
La représentante de la ministre chargée de la Transition digitale, Élise Kaba, a déclaré que les ambitions de ces « 72 heures des classes préparatoires aux grandes écoles » sont en parfaite adéquation avec la vision portée par le gouvernement. Elle a rappelé que cette vision repose sur la conviction qu’aucun pays ne peut bâtir sa souveraineté sans investir dans l’intelligence de sa jeunesse et dans la maîtrise des sciences, de la technologie et de l’innovation.
« Le Burkina Faso aura besoin de vos compétences »
De l’avis de la représentante, former des ingénieurs, des chercheurs, des développeurs ou des spécialistes des télécommunications, de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité et des données numériques ne relève pas seulement de la préparation de carrières individuelles. C’est préparer l’indépendance technologique de la nation, renforcer sa capacité à produire ses propres solutions et donner au Burkina Faso les moyens de répondre lui-même à ses besoins stratégiques.
« En intégrant les Classes Préparatoires aux Grandes Écoles, vous avez choisi un parcours exigeant. Vous avez choisi la discipline, le travail et la persévérance. Ces années de formation ne constituent pas uniquement une étape académique. Elles représentent un investissement pour votre avenir, mais aussi pour celui de toute la Nation. Demain, vous serez appelés à concevoir les infrastructures de notre pays, à développer les solutions numériques qui rapprochent l’administration des citoyens, à sécuriser nos systèmes d’information, à valoriser nos données, à moderniser nos entreprises et à accompagner l’industrialisation de notre économie. Le Burkina Faso aura besoin de vos compétences pour relever les défis de son développement », a-t-elle lancé aux participants.
Élise Kaba a réaffirmé l’engagement du ministère en faveur de la formation aux compétences numériques, de l’accompagnement des jeunes talents et de la promotion de l’innovation. Elle a, pour finir, rendu hommage aux enseignants et aux encadreurs des classes préparatoires, dont l’engagement contribue, selon elle, à former les bâtisseurs du Burkina Faso de demain.
Saydou Ismaël GANAME
Faso7
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