
Le ministère de la Santé a mobilisé, ce samedi 18 juillet 2026 à Ouagadougou, de nombreux citoyens autour d’une grande journée d’activité physique. Organisée par la Direction de la prévention et du contrôle des maladies non-transmissibles sous le thème « Un pas aujourd’hui, moins de maladies non-transmissibles demain », cette initiative vise à promouvoir la pratique régulière du sport comme moyen de prévention des maladies non-transmissibles.
La journée a débuté par une marche sportive à travers plusieurs artères de la capitale, avant de se poursuivre par une séance d’aérobic. Au-delà de l’exercice physique, l’activité a permis de sensibiliser les participants aux bienfaits du sport dans la prévention de l’hypertension artérielle, du diabète, des maladies cardiovasculaires (https://lefaso.net/spip.php?article135160), de certains cancers, des maladies respiratoires chroniques ainsi que des troubles de la santé mentale.
Face à la progression des maladies non-transmissibles, le ministère de la Santé entend renforcer la promotion des comportements favorables à la santé. L’objectif est d’inciter les Burkinabè à intégrer durablement l’activité physique dans leur quotidien afin de réduire les facteurs de risque liés à ces affections.

Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par une sédentarité croissante. Les longues heures passées au bureau et la diminution des efforts physiques dans les activités quotidiennes exposent davantage les populations aux maladies non-transmissibles. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les maladies non-transmissibles sont responsables d’environ 41 millions de décès chaque année dans le monde, soit près de 74% de la mortalité mondiale. La sédentarité figure parmi les principaux facteurs de risque de ces maladies.

Faire du sport de masse un véritable mouvement citoyen
Au Burkina Faso, selon le ministère de la Santé, plus de 12% de la population adulte ne pratique pas le niveau d’activité physique recommandé pour préserver sa santé. Pourtant, des initiatives existent déjà, notamment les séances hebdomadaires de sport organisées dans les administrations publiques les jeudis soir. Leur niveau d’adhésion reste toutefois en deçà des attentes.

Pour inverser cette tendance, le ministère veut faire du sport de masse un véritable mouvement citoyen. L’ambition est que la pratique d’une activité physique ne soit plus limitée à des événements ponctuels, mais devienne une habitude au sein des familles, des communautés, des établissements scolaires, des entreprises et des services publics.
Les bénéfices d’une activité physique régulière vont bien au-delà de la prévention des maladies non-transmissibles. Elle contribue également à réduire le stress, améliore le sommeil, renforce le système immunitaire et favorise le bien-être général.
Cette pratique doit cependant s’accompagner d’une alimentation équilibrée. L’OMS recommande au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine, ainsi qu’une consommation quotidienne d’au moins cinq portions de fruits et légumes, tout en limitant les excès de sucre, de sel et de matières grasses.

« Nous faisons le sport parce qu’il est extrêmement important. C’est une réponse thérapeutique majeure face à la montée en puissance des maladies non-transmissibles. Aux Burkinabè, quelle que soit leur position, nous prescrivons une véritable ordonnance : pratiquer une activité physique régulière, au moins trois fois par semaine, réduire la consommation de sel et de sucre et consulter les professionnels de santé dès l’apparition des premiers problèmes », a préconisé le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean Claude Kargougou.
Plusieurs autorités ont pris part à cette journée d’activité physique. L’événement était placé sous le parrainage de la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum Zingué. Le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga (co-parrain), le président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté, ainsi que de nombreuses autres personnalités y ont également pris part.

« C’est un message fort qui est lancé aujourd’hui pour informer, sensibiliser et encourager chacun à pratiquer régulièrement une activité physique. Il ne s’agit pas d’un sport de compétition, mais d’une activité bénéfique pour son propre bien-être. L’activité physique constitue un véritable bouclier contre les maladies non-transmissibles. Nous invitons tous les services publics, les départements ministériels ainsi que les structures privées à promouvoir cette pratique, aussi bien dans les services que dans la vie personnelle », a indiqué la ministre des Sports, Annick Pikbougoum Zingué.
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À l’issue de cette journée, le ministre de la Santé a invité les agents des différents ministères à participer davantage aux séances de sport organisées chaque semaine dans les administrations. Il a regretté la faible mobilisation observée, malgré l’existence de ces activités, rappelant que la pratique régulière d’une activité physique constitue un investissement essentiel pour la santé.
Samirah Bationo
Lefaso.net
