Burkina: le chef de la diplomatie burkinabè échange avec le président de la Commission de l’UA sur la coopération bilatérale
Ouagadougou, 15 juil. 2026 (AIB) – En visite officielle au Burkina Faso ce mercredi 15 juillet 2026, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahamoud Ali Youssouf, a échangé avec le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, sur l’état de la coopération entre l’organisation continentale et le Burkina Faso, ainsi que sur les relations entre l’Union africaine et la Confédération des États du Sahel (AES).
Pendant plus de deux heures, les deux personnalités ont abordé plusieurs sujets, notamment la situation politique et sécuritaire au Burkina Faso, les relations du pays avec ses voisins immédiats, le processus de dialogue entre la CEDEAO et l’AES, ainsi que les réformes et les mécanismes nécessaires au sein de l’Union africaine pour rétablir la confiance entre l’organisation continentale et le Burkina Faso.
Selon Mahamoud Ali Youssouf, sa visite vise à relancer la collaboration entre l’Union africaine et le Burkina Faso dans un esprit d’intégration et de solidarité.
Il a salué les efforts consentis par le pays en matière de sécurisation du territoire grâce au renforcement de son appareil militaire, tout en déplorant la manipulation médiatique visant le Burkina Faso.
Le président de la Commission de l’Union africaine a également indiqué que son institution dispose d’une stratégie pour le Sahel, articulée autour de trois piliers à savoir la gouvernance, la sécurité et le développement.
Dans cette dynamique, a-t-il dit, l’Union africaine entend renforcer son partenariat avec le Burkina Faso à travers l’opérationnalisation de ses agences spécialisées dans le pays et la mise en œuvre de programmes ayant un impact concret sur les conditions de vie des populations.
Le camarade ministre des Affaires étrangères s’est réjoui de cette visite qui, pour lui, constitue un pas important et un signal fort que l’Union africaine commence à comprendre la dynamique enclenchée au Burkina Faso et dans les autres pays de la Confédération AES.
Après un exposé complet sur le contexte sécuritaire et les circonstances de la création de l’Alliance des États du Sahel, le chef de la diplomatie burkinabè a encouragé l’Union africaine à initier des réformes objectives et courageuses pour éviter d’alimenter les frustrations des États qui, par manque de solidarité, ont pris la responsabilité de sécuriser leurs populations et de conquérir leur souveraineté réelle.
Pour lui, l’organisation continentale doit également œuvrer pour son autonomie financière et accorder une place de choix à la communication afin de présenter les progrès et les potentialités des États membres, sans oublier l’impérieuse nécessité de promouvoir une approche de proximité et d’inclusion dans le fonctionnement de l’UA.
Le ministre Karamoko Jean Marie Traoré a saisi l’occasion pour traduire sa reconnaissance au représentant spécial et chef de la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL), Dr Mamadou Tangara, présent à l’audience, qui conduit son mandant avec une bonne connaissance du contexte sahélien.
Agence d’information du Burkina
DCRP/MAE
