Burkina/Assurances: le Trésor public renforce les capacités des acteurs sur la gouvernance des sociétés d’assurances sous le droit OHADA

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Burkina/Assurances: le Trésor public renforce les capacités des acteurs sur la gouvernance des sociétés d’assurances sous le droit OHADA

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Ouagadougou, 15 juil. 2026 (AIB) – Le Trésor public organise, du 15 au 17 juillet 2026 à Ouagadougou, un séminaire de formation sur la gouvernance des sociétés d’assurances sous le droit OHADA, afin de renforcer les capacités des acteurs du secteur sur les exigences du Code CIMA et de l’Acte uniforme révisé relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique (AUSCGIE).

 

Placée sous le thème « La gouvernance des sociétés d’assurances sous le droit OHADA : responsabilités du Conseil d’administration, du Directeur général et du Commissaire aux comptes au regard des exigences du Code CIMA et de l’Acte uniforme révisé relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique (AUSCGIE) », la session réunit des administrateurs, dirigeants, commissaires aux comptes et autres professionnels du secteur des assurances.

 

Cette formation vise à permettre aux participants de mieux appréhender les règles de gouvernance applicables aux sociétés d’assurances, à la lumière des dispositions du Code CIMA et du droit OHADA.

 

Le Code CIMA, qui constitue le cadre réglementaire commun des activités d’assurances dans les États membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA), fixe notamment les règles relatives à l’exercice de l’activité d’assurance, aux conditions d’agrément des sociétés, aux exigences de solvabilité, au contrôle des compagnies et à la protection des assurés.

 

Le droit OHADA encadre la vie juridique des sociétés commerciales, notamment leur création, leur organisation, le fonctionnement des organes de gouvernance ainsi que les responsabilités des dirigeants et des commissaires aux comptes.

 

Les participants seront ainsi sensibilisés à la complémentarité entre ces deux cadres juridiques qui s’appliquent aux compagnies d’assurances : le Code CIMA pour les exigences spécifiques liées au métier d’assureur et l’OHADA pour les règles générales de gouvernance des entreprises.

 

La session entend également clarifier les responsabilités respectives du Conseil d’administration, du Directeur général et du Commissaire aux comptes, afin de promouvoir une gestion plus transparente, de renforcer les dispositifs de contrôle interne et de prévenir les risques juridiques et financiers susceptibles d’affecter les sociétés d’assurances.

 

Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du ministre de l’Économie et des Finances, la Directrice des assurances du Trésor public, Djénéba Dao, a souligné que la confiance constitue le premier capital d’une société d’assurances.

 

« La confiance ne se décrète pas. Elle se construit, elle se mérite, elle se protège », a-t-elle déclaré, estimant que la solidité de la gouvernance conditionne la crédibilité des compagnies d’assurances et la protection des assurés.

 

Selon elle, cette session dépasse une simple mise à niveau technique. Elle concerne avant tout la responsabilité des dirigeants, des administrateurs, des contrôleurs et des commissaires aux comptes dans la préservation de l’intérêt général, de la stabilité financière et de la confiance du public.

 

Pour Mme Dao, la gouvernance doit être perçue comme la première ligne de défense des institutions financières. Elle a rappelé que les plus grandes crises financières ont souvent eu pour origine des défaillances de gouvernance, des insuffisances de contrôle ou des conflits d’intérêts mal maîtrisés.

 

Elle a invité les participants à mettre à profit les trois jours de travaux pour approfondir leur maîtrise des exigences du Code CIMA et du droit OHADA, renforcer les mécanismes de contrôle interne, de gestion des risques et de conformité, partager les meilleures pratiques de l’espace OHADA et formuler des recommandations susceptibles d’améliorer durablement la gouvernance des sociétés d’assurances et de réassurance.

 

« La bonne gouvernance n’est pas un coût. Elle est un investissement dans la confiance. Et la confiance demeure la richesse la plus précieuse d’une société d’assurances », a-t-elle affirmé.

 

La Directrice des Assurances a par ailleurs appelé les acteurs du secteur à faire de la gouvernance un véritable levier de transformation plutôt qu’une simple exigence réglementaire.

 

Agence d’information du Burkina

BAK/ata

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

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