Bureau des droits de l’Homme des Nations unies : La mise au point du ministre Edasso Bayala après la fermeture

Pub 📢

À Koudougou, le 14 juillet 2026, à l’occasion des Journées de vulgarisation des rapports de référence sur la situation des droits humains au Burkina Faso, le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, est revenu sur le dossier de la fermeture du bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a annoncé la fermeture progressive de son bureau au Burkina Faso d’ici au 30 novembre 2026, après la suspension de ses activités par les autorités burkinabè. Cette décision intervient dans un climat de tensions avec Ouagadougou, sur fond de désaccords autour de la lecture de la situation des droits humains dans le pays.

Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, est revenu sur ce dossier en indiquant d’abord que les activités du bureau ont été suspendues par le gouvernement, à la suite de la production d’un rapport mensonger.

Pub 📢

« J’ai vu la dernière fois dans la presse où ils disent que eux, ils ont quitté. Non, ils n’ont pas quitté. On a fermé les bureaux. Entre dire “J’ai quitté” et puis “On m’a chassé”, c’est deux choses différentes. Il ne faut pas retourner la situation », a déclaré le ministre.

Il a aussi justifié la rupture en affirmant que ces organismes ont fait des choses qui ne sont pas correctes et qui ne sont pas conformes au droit international.

« Ils le savent. En réalité, c’est de la provocation. Nous faisons aussi des rapports à ces organismes. Quand vous faites votre rapport pour déposer à ces niveaux, ils vous demandent de l’envoyer. Quand vous envoyez votre rapport, avant la présentation, ils procèdent à un recoupement sur le terrain avec certains de leurs ONG partenaires pour savoir si ce que l’État partie a mis dans son rapport est vérifié sur le terrain. Donc, ils font des recoupements et ils savent qu’en matière de droits de l’homme, et dans tous les domaines d’ailleurs où on établit des rapports, il y a un minimum de recoupement qu’il faut faire pour que la démarche soit rigoureuse. Donc, ils le savent, ils connaissent bien la démarche pour qu’un rapport soit crédible. Mais ils le font exprès puisqu’ils ont un résultat à atteindre. Quand ils sortent, si vous remarquez, c’est comme un attelage : ils sortent et les médias mensongers récupèrent pour faire la propagande », a expliqué Edasso Rodrigue Bayala.

Selon le ministre, malgré la bonne volonté de l’État de coopérer, le Burkina Faso ne peut pas accepter qu’une structure internationale travaille sur son territoire tout en publiant des documents biaisés sans consultation préalable. Pour lui, il s’agit de mauvaise foi.

« Le HCDH avait un bureau ici. Nous avons fait beaucoup de formations des VDP avec le HCDH. Les représentants étaient ici à Ouagadougou. Nous avons créé un cadre de concertation avec le HCDH. C’est-à-dire que s’ils sont saisis d’allégations de violation des droits de l’homme, ils nous les reversent. Nous convoquons les membres du cadre pour discuter : est-ce que ces allégations sont fondées ? Si elles sont fondées, qu’est-ce qu’il faut faire ? Ce cadre se réunit régulièrement. C’est malgré tous ces cadres que le Haut-Commissaire lui-même est resté à Genève. La communication n’a pas été faite par la représentation du Burkina. C’est le Haut-Commissaire lui-même qui est resté à Genève pour faire son communiqué. Il n’a consulté personne, il a décidé des termes de son communiqué », a déclaré le ministre.

Sur le fond, Edasso Rodrigue Bayala a rappelé que le pays dispose déjà d’un arsenal juridique pour traiter les violations des droits humains. Il a affirmé que « le dispositif juridique et institutionnel au Burkina Faso permet aujourd’hui de constater, de poursuivre et de sanctionner si effectivement il y a des infractions qui sont commises sur le terrain des opérations », en citant notamment le rôle du tribunal militaire et des prévôtés sur le terrain.

Concernant les personnes déplacées internes, il a indiqué que le processus de retour se poursuit avec la reconquête progressive des localités. Il a précisé que plus de 871 localités ont déjà été réinstallées.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7 

L’article Bureau des droits de l’Homme des Nations unies : La mise au point du ministre Edasso Bayala après la fermeture est apparu en premier sur Faso7.

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

Pub 📢

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *