TGI de Banfora/Affaire d’assassinat de deux officiers de police à Nafona : la Cour d’appel confirme la réclusion à perpétuité de quatre condamnés
Banfora, 14 juil. 2026 (AIB)-La Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso a confirmé, le lundi 13 juillet 2026, au Tribunal de grande instance (TGI) de Banfora, les peines de réclusion criminelle à perpétuité prononcées contre quatre accusés reconnus coupables de rébellion, d’assassinat et de dégradation de biens publics dans l’affaire du meurtre de deux officiers de police survenu à Nafona, en janvier 2019.
Après examen du dossier, la juridiction a estimé que les moyens soulevés par les appelants n’étaient pas de nature à remettre en cause le verdict rendu en première instance. Elle a ainsi maintenu les condamnations prononcées à leur encontre.
Cette décision de la Cour d’appel vient ainsi confirmer le jugement rendu en première instance dans ce dossier, qui avait fortement marqué l’opinion publique de la région des Cascades.
Les faits remontent au 12 janvier 2019. Deux équipes de police, composées de seize éléments et agissant sur instruction du Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Banfora, s’étaient rendues à Nafona pour interpeller des personnes mises en cause dans une procédure judiciaire.
Après les interpellations, les policiers ont été violemment pris à partie par une foule armée de gourdins, de pilons, de lance-pierres, de frondes et de machettes.
Malgré les tirs de sommation, l’usage de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes, les forces de l’ordre ont dû se replier.
Deux officiers de police judiciaire, descendus de leurs véhicules pour récupérer leurs armes tombées au cours de la manœuvre, ont été pris en otage puis lynchés par la foule.
L’enquête ouverte à la suite de ce drame a permis l’interpellation de plusieurs personnes, poursuivies pour rébellion, assassinats et dégradation volontaire de biens appartenant à l’État.
A l’issue du procès en première instance, tenu le 19 mars 2024 à Banfora par la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso, six accusés avaient été condamnés à l’emprisonnement à vie.
Tous avaient interjeté appel, soutenant que les faits avaient été commis par la population du village et non par eux-mêmes.
Agence d’information du Burkina avec DCRP Justice
JPY/ata
