Transformation numérique dans l’espace : UEMOA L’avenir de l’IA, des fintechs et de la finance inclusive en réflexions

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La cérémonie d’ouverture de la IVe édition du salon international des professionnels de l’économie numérique de l’Union économique et monétaire ouest africains s’est tenue, mardi 14 juillet 2026, à Ouagadougou.

Après les éditions de 2023 à Dakar, 2024 à Abidjan et Lomé en 2025, Ouagadougou accueille la IVe édition du Salon international des professionnels de l’économie numérique (SIPEN), un rendez-vous majeur consacré aux enjeux de la transformation numérique dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette rencontre réunit, les 14 et 15 juillet 2026, dans la capitale burkinabè, des experts du numérique, des décideurs politiques, des entreprises et les acteurs du numérique issus des huit Etats membres de l’Union.

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Ce, selon les organisateurs, pour échanger, réfléchir sur les enjeux du numérique, mettre ensemble leurs expertises et faire une synergie d’actions, afin de permettre à l’espace de bénéficier de tout le potentiel qu’offre le numérique. Les échanges sont placés sur le thème : « Refonder l’économie numérique au sein de l’UEMOA : Intelligence artificielle, Fintech et finance inclusive ». A l’ouverture des travaux, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, représentant le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a rappelé l’importance de l’Intelligence artificielle (IA) dans la transformation en profondeur des économies.

Pour elle, l’IA redéfinit les modes de production, modernise les services publics, révolutionne les secteurs de la santé, de l’agriculture, de l’éducation tout en offrant de nouvelles perspectives pour les services financiers. Plus qu’une innovation technologique, l’IA constitue désormais, de l’avis de Aminata Zerbo, un facteur déterminant de compétitivité et de souveraineté. L’IA, a-t-elle martelé, s’étend aussi naturellement aux technologies financières, dont le développement contribue à rapprocher les services financiers des populations, à fluidifier les échanges économiques et à soutenir les activités productives, y compris dans les zones les plus éloignées.

« Les progrès enre-gistrés dans l’espace montrent que cette dynamique est d’ores et déjà engagée. Les données de la BCEAO montrent qu’en 2025, plus de 11 milliards de transactions étaient réalisées, illustrant l’ampleur de la transformation numérique des services financiers dans notre espace communautaire. Ces résultats traduisent une évolution de nos usages et conduisent le potentiel du numérique comme puissant accélérateur de l’inclusion financière », a-telle expliqué.

Mais, la ministre chargée de la Transition digitale a déploré le fait que des millions de concitoyens demeurent encore en marge de services financiers formels. Pour elle, cette réalité rappelle avec force que le progrès technologique ne trouve pleinement sa justification, que lorsqu’il se traduit par une amélioration concrète des conditions de vie des populations. C’est pourquoi, à ses dires, le SIPEN-UEMOA offre à cet égard une opportunité de porter une réflexion collective sur ces enjeux. Durant les deux jours de travaux, plusieurs communications devraient être livrées, à travers des panels sur des sujets en lien avec l’intelligence artificielle, les fintechs et l’inclusion financière.

Aminata Zerbo a souhaité que les échanges favorisent l’émergence de solutions conçues dans l’espace communautaire, capables de répondre aux besoins des administrations, des entreprises et des populations. Tout en saluant la qualité des intervenants, le président du Regroupement des organisations des professionnels des technologies de l’information et de la communication (ROP-TIC), Antoine Ngom, a soutenu que le choix du thème n’est pas anodin. Il a expliqué que l’IA transforme déjà profondément les économies mondiales, les fintechs révolutionnent les services financiers et la finance inclusive apparaît désormais comme l’un des principaux leviers de réduction des inégalités économiques et sociales.

Des progrès dans l’espace communautaire

Profitant de l’occasion, le président du ROP-TIC a présenté plusieurs indicateurs illustrant les progrès enregistrés dans l’espace communautaire. « En dix ans, le taux d’inclusion financière au sein de l’UEMOA est passé d’environ 10,7 % à près de 74 %. La région compte aujourd’hui près de 249 millions de comptes de monnaie électronique, tandis que le mobile money représente désormais 57 % de cette inclusion financière. Ces résultats témoignent d’une dynamique africaine encourageante », a-t-il avoué. Au regard de la démarche entreprise par le Burkina Faso pour faire du numérique, un levier du développement, Antoine Ngom a salué les efforts fournis par les autorités.

De son avis, le pays démontre quotidiennement qu’une volonté politique forte, associée à un secteur privé dynamique, permet d’accélérer la transformation numérique malgré un contexte particulièrement exigeant. Pour le commissaire à l’UEMOA, Paul Koffi Koffi, l’institution assiste les Etats dans la digitalisation des services publics. Abordant la pertinence du thème centré sur l’intelligence artificielle, il a fait savoir que la commission a décidé de préparer et d’adopter, dans un délai très court, une stratégie de développement de l’IA. A l’issue de la cérémonie d’ouverture, les participants ont effectué une visite guidée des stands.

Oumarou RABO

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

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