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Koudougou : Le gouvernement présente trois rapports de référence sur les droits humains et forme les Forces combattantes de la Police nationale
Koudougou, 14 juillet 2026 (AIB)-Le ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, a organisé mardi à Koudougou une journée de communication et de vulgarisation de rapports de référence sur la situation des droits humains au Burkina Faso.
L’activité, qui s’est déroulée en deux volets, a réuni des journalistes, des autorités administratives ainsi que des forces combattantes de la Police nationale autour des enjeux de la promotion et de la protection des droits humains dans le contexte de la lutte contre le terrorisme.
La première séance, tenue au Splendid Hôtel en présence notamment du gouverneur de la région de Nando, Adama Jean-Yves Béré, a rassemblé une trentaine de journalistes venus de plusieurs localités du pays. Elle a porté sur la présentation du Rapport national 2023-2025 sur la situation des droits humains au Burkina Faso, élaboré de manière participative avec la contribution de quatorze départements ministériels.
Ouvrant les travaux, le ministre de la Justice et des Droits humains, Me Edasso Rodrigue Bayala, a indiqué que cette rencontre visait à faire connaître les réalités nationales en matière de droits humains et à fournir aux professionnels des médias des informations fondées sur des données officielles.
Selon lui, le Burkina Faso poursuit ses efforts pour concilier les impératifs de sécurité avec la promotion et la protection des droits humains, malgré un contexte marqué par le terrorisme.
Il a cité plusieurs mesures juridiques et institutionnelles adoptées par l’État, notamment le renforcement du cadre légal, les formations en droits humains au profit des forces combattantes, la vulgarisation de guides pratiques, ainsi que le traitement de dossiers par les juridictions spécialisées.
Le ministre a également souligné que les rapports mettent en évidence les avancées enregistrées dans plusieurs domaines, notamment la reconquête progressive du territoire, la réouverture de services administratifs, d’établissements scolaires, de formations sanitaires et de juridictions, ainsi que le retour de nombreuses personnes déplacées internes dans leurs localités d’origine.
Il a invité les journalistes à privilégier un traitement « rigoureux, responsable et professionnel » des questions relatives aux droits humains afin de contribuer à une meilleure compréhension des réalités du terrain.
La seconde séance a porté sur la présentation des rapports 2015-2023 et 2024, consacrés à la contribution des Forces armées nationales, des Forces de sécurité intérieure et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) à la protection des droits humains sur le théâtre des opérations.
À cette occasion, Me Edasso Rodrigue Bayala a procédé à l’ouverture d’une session de formation destinée aux forces combattantes de la Police nationale sur le respect des droits humains dans les opérations de lutte contre le terrorisme. Il a rappelé que la lutte contre le terrorisme devait demeurer conforme aux valeurs républicaines et aux règles encadrant l’usage de la force.
« Le respect des droits de l’homme n’est pas un frein, mais un catalyseur du succès de vos missions », a-t-il déclaré, invitant les participants à devenir des relais de ces enseignements auprès de leurs collègues.
Le ministre a également salué l’appui du Centre pour la gouvernance du secteur de la sécurité (DCAF), partenaire de cette session de formation, ainsi que l’engagement des autorités administratives, militaires et policières ayant contribué à son organisation.
Pour le commissaire divisionnaire de police Thomas Ouédraogo, directeur de la formation continue à la Direction générale de la Police nationale, cette initiative constitue un rappel des principes fondamentaux des droits humains au profit des unités combattantes déployées sur le terrain.
Il s’est dit convaincu que la maîtrise de ces notions permettra d’améliorer les pratiques professionnelles des policiers et de renforcer la protection des populations dans le contexte de la lutte contre le terrorisme.
À travers cette journée de communication et de formation, le gouvernement entend renforcer l’information du public sur les actions entreprises en matière de droits humains, tout en consolidant les capacités des acteurs engagés dans la défense de la nation.
Agence d’information du Burkina
BP/ata
