Le procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Tenkodogo a relevé appel des deux jugements rendus le 9 juillet 2026 dans des affaires de viols répétés sur des élèves mineures. Les prévenus, un instituteur et un maître coranique, ont été reconnus coupables et condamnés à des peines d’emprisonnement partiellement assorties de sursis.
Les faits remontent aux mois de mai et juin 2026. SONGNE Hamidou, instituteur à Béguédo D, a été jugé pour des viols commis sur BARA Maïmounata, 15 ans, son élève de CM1. Les agressions se déroulaient en classe et ont entraîné la grossesse de l’adolescente.
Dans la seconde affaire, OUANDAOGO Soumaïla, maître coranique et imam à Tenkodogo, est poursuivi pour des viols sur ZOMBRA Alimatou, âgée de 8 ans, également son élève. Les faits ont eu lieu dans la mosquée et ont aussi provoqué une grossesse.
Le tribunal a condamné SONGNE Hamidou à 17 mois d’emprisonnement dont 15 avec sursis, et à une amende de 3 millions de francs CFA dont 2 millions avec sursis. OUANDAOGO Soumaïla écope de 18 mois dont 15 avec sursis, et de la même peine d’amende.
Le procureur du Faso, IDO Bouma, a interjeté appel des deux décisions le 10 juillet. Les prévenus demeurent en détention dans l’attente du réexamen de leur dossier par la cour d’appel de Fada-N’Gourma.
Les familles des victimes ne se sont pas constituées parties civiles, privilégiant une prise en charge des grossesses et des enfants à naître. Le procureur appelle au calme et réaffirme son engagement à poursuivre les atteintes aux mœurs.
Dans son communiqué, le parquet dit comprendre l’émotion suscitée par ces affaires dans l’opinion publique, appelle au calme et à la confiance envers la justice.
Djamila Kambou
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